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Politique

Troisième mandat, une « connerie » ? Macron rêve d'éternité à Brégançon

Par la rédaction Le Rempart

Alors que le président de la République profite de son dernier été à Brégançon, photographié en jet-ski par Paris Match, il aurait qualifié de « connerie » l'interdiction de briguer un troisième mandat.

Troisième mandat, une « connerie » ? Macron rêve d'éternité à Brégançon

L'éternité a décidément un visage, et il porte des palmes. Alors que Emmanuel Macron passe son dernier été aux commandes au fort de Brégançon, le président de la République aurait confié que l'impossibilité de briguer un troisième mandat était, selon son propre mot, une « connerie ». Voilà pour la modestie républicaine. La Constitution de 1958 limite à deux le nombre de mandats consécutifs, une barrière votée en 2008 que le locataire de l'Élysée semble trouver bien encombrante maintenant qu'elle s'applique à lui.

Un dernier été sous les projecteurs

Les faits sont là, croqués par Paris Match : le couple présidentiel photographié en pleine détente, et même, selon le magazine, à « s'amuser en jet-ski pendant la canicule ». Une image qui a fait bondir Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, qui n'a pas mâché ses mots contre ce spectacle de vacancier en chef. Du côté de Paris Match, un proche lâche cette formule savoureuse : « On n'est pas loin de l'ambiance colonie de vacances ». Brigitte Macron à ses côtés, le président savoure ce que Madame Figaro présente comme ses « dernières vacances présidentielles » au fort historique de Brégançon, résidence estivale des chefs de l'État.

Dernières vacances, vraiment ? C'est là que le bât blesse. Quand un président qualifie de « connerie » la règle qui mettra fin à son règne, le Français est en droit de se demander si le mot « dernier » figure bien dans son vocabulaire.

Le peuple, lui, paie la note

Pendant que le couple présidentiel peaufine son bronzage, son gouvernement, lui, planche sur la fin de mois des Français. Roland Lescure a ainsi ouvert la voie, ce 14 août, à une « contribution des retraités aisés » pour le prochain budget, tout en défendant le « bilan de la décennie Macron ». Un bilan que les finances publiques jugeront sans doute plus sévèrement que son ministre. On taxera donc les retraités les mieux lotis pendant que l'Élysée cultive l'image d'un président sportif et détendu. Colonie de vacances d'un côté, feuille d'impôts de l'autre.

L'éternel président

Le plus savoureux reste cette posture d'homme d'État qui se croit indispensable. Lui-même menaçait en janvier 2026 l'industrie française de défense : « Nous irons peut-être chercher des solutions européennes », pendant que la Belgique reconsidère sa participation au programme de combat aérien du futur. Voilà un président qui joue à l'éternel stratège sur la scène européenne, alors même que ses jours au palais sont comptés.

Deux mandats, c'est la règle que de Gaulle aurait approuvée et que la Ve République a gravée dans le marbre. Macron, lui, y voit une « connerie ». Chacun appréciera l'élégance du mot et ce qu'il révèle : chez ce président, l'alternance démocratique n'est qu'un détail technique face à son propre destin.

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