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Justice

Mélenchon voit du racisme partout : Bagayoko, Diouara et Obono victimes de leur couleur, pas de leurs dossiers

Par la rédaction Le Rempart

Sur X, Jean-Luc Mélenchon a affirmé le 15 août 2026 que les attaques visant Bally Bagayoko, Aly Diouara ou Danièle Obono ne s'expliquent que par leur couleur de peau et leur étiquette LFI, dénonçant un "racisme systémique" de "la caste".

Mélenchon voit du racisme partout : Bagayoko, Diouara et Obono victimes de leur couleur, pas de leurs dossiers

Le refrain est connu, la partition ne change pas. Sur ** 𝕏**, ce 15 août 2026, Jean-Luc Mélenchon est monté au créneau pour défendre ses élus noirs de La France insoumise, visés selon lui non pas par des affaires, mais par un complot racial. "Noir et LFI, c'est trop pour les suprémacistes médiatiques", a écrit le leader insoumis, ajoutant que "le racisme est devenu systémique comme moyen de lutte politique pour la caste". Dans son viseur, les traitements réservés à Bally Bagayoko, Aly Diouara et Danièle Obono, auxquels il ajoute Rachel Keke et Carlos Martens Bilongo.

Des affaires bien concrètes derrière l'indignation

Car il y a des faits, et ils ne tiennent pas à la couleur de peau. Bally Bagayoko, élu maire de Saint-Denis en mars 2026, est visé par une plainte de l'association anticorruption AC!! pour soupçons de détournement de fonds publics et d'emploi fictif. À l'origine du dossier, un article du Canard enchaîné évoquant un cumul entre une fonction à temps plein à la RATP et sa charge d'élu local. La RATP a certes démenti tout emploi de complaisance, mais la justice, elle, a été saisie. C'est cela, le "racisme" ?

Même logique pour Aly Diouara, député et maire de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis. L'élu est accusé d'occuper indûment un logement social alors qu'il touche environ 7 600 euros brut mensuels d'indemnités parlementaires. Lui affirme être "totalement dans les clous". Peut-être. Mais poser la question n'a jamais été un délit racial, sauf dans l'univers mental de LFI.

Un courrier honteux, un amalgame pratique

Le contexte, il faut le dire, comporte un vrai sujet d'indignation. En avril 2026, quatre députés LFI noirs, Nadège Abomangoli, Danièle Obono, Aly Diouara et Carlos Martens Bilongo, ont reçu un courrier "négrophobe" détournant une page de Tintin. Immondice raciste, sans discussion. Des propos tenus le 27 mars 2026 sur CNews avaient aussi alimenté la polémique.

Mais voilà le tour de passe-passe mélenchonien : coller dans le même sac un courrier criminel et des enquêtes journalistiques ou judiciaires fondées sur des éléments matériels. Un emploi présumé fictif à la RATP n'est pas une question de mélanine. Un logement social occupé malgré un revenu de député n'est pas une question de mélanine. C'est une question de probité et d'exemplarité, deux mots visiblement absents du lexique insoumis.

La victimisation comme bouclier

En brandissant l'accusation de "racisme systémique" à chaque contrôle, Mélenchon dédouane ses troupes par avance et délégitime toute enquête future. Pratique, quand on gouverne les communes les plus pauvres du pays. Le message envoyé aux contribuables de Saint-Denis et de La Courneuve est limpide : si l'on fouille les comptes, c'est que l'on hait. La justice, elle, tranchera. Sans regarder la couleur de peau, contrairement à celui qui ne voit plus que celle-ci.

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