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Politique

Antoine Léaument, député LFI de l'Essonne, assure être « à découvert à la fin du mois » malgré 143 000 euros nets d'indemnités déclarées sur trois ans

Par la rédaction Le Rempart

Le député LFI de l'Essonne Antoine Léaument affirme terminer ses mois à découvert. Ses déclarations à la HATVP font pourtant état de plus de 143 000 euros nets d'indemnités parlementaires entre 2022 et 2024, et d'environ 430 000 euros nets de revenus perçus depuis 2019.

Antoine Léaument, député LFI de l'Essonne, assure être « à découvert à la fin du mois » malgré 143 000 euros nets d'indemnités déclarées sur trois ans

Antoine Léaument, député La France insoumise de l'Essonne, a affirmé être « à découvert à la fin du mois ». Une confidence qui interroge au regard des revenus déclarés par l'élu à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Ce que révèlent les déclarations à la HATVP

Selon les déclarations publiques consultables, Antoine Léaument a perçu, pour son seul mandat parlementaire, 38 342 euros nets en 2022, 67 511 euros en 2023 et 37 278 euros en 2024. Soit plus de 143 000 euros nets sur ces trois années, pour un mandat entamé en juin 2022.

Avant son entrée à l'Assemblée nationale, l'élu était salarié de son propre parti : il déclare avoir occupé le poste de responsable de la communication numérique de La France insoumise entre 2019 et 2022. Il fait également apparaître des revenus tirés d'une activité de conseil en communication et réseaux sociaux.

Au total, depuis 2019, l'élu aurait perçu autour de 430 000 euros nets entre activité professionnelle et indemnités, dont environ 300 000 euros nets pour son seul mandat de député. Le montant total de ses revenus déclarés avoisine les 276 000 euros sur la période couverte par ses déclarations détaillées.

À ces sommes s'ajoutent les avantages matériels attachés au mandat parlementaire, dont bénéficie tout député.

Un élu régulièrement au cœur des polémiques

Antoine Léaument s'est fait connaître ces dernières années par des sorties médiatiques remarquées. En août 2022, au plus fort des incendies qui touchaient la France, il avait lâché qu'« Emmanuel Macron est le premier pyromane de France ». Il avait également dénoncé, à propos des tirs de mortiers dans des quartiers populaires, « l'incompréhension » des jeunes. Plus récemment, il a accusé le Rassemblement national, à propos de son projet de référendum sur l'immigration, de n'avoir « pas changé », et s'est illustré dans la polémique sur la marque HH portée par Julien Odoul. Il participe actuellement à la campagne présidentielle de La France insoumise, avec notamment une réunion publique dans le Lot qui a rassemblé près de 200 personnes.

Le décalage avec les fins de mois des Français

Le problème n'est pas qu'un député gagne correctement sa vie : il est légitime qu'un parlementaire exerce son mandat sans dépendre d'intérêts privés. Mais la formule de l'élu insoumis tranche avec la réalité vécue par les ménages qu'il prétend incarner. Le vrai découvert, pour des millions de Français, tombe au milieu du mois, déclenche des frais bancaires et impose des arbitrages entre le plein d'essence et les courses. Difficile de le confondre avec les fins de mois d'un élu dont les revenus annuels dépassent largement le salaire médian.

Si Antoine Léaument est réellement à découvert avec de tels revenus, une question demeure : que fait-il de son argent ?

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