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Politique

Le pitre Xavier Bertrand déclare qu'il ne prendra part à aucune primaire organisée par la droite et qu'il sera bien candidat en 2027

Par la rédaction Le Rempart

Xavier Bertrand a confirmé jeudi, devant l'université de rentrée du Medef, qu'il sera bien candidat à la présidentielle de 2027, en "candidat indépendant", sans passer par la moindre primaire de la droite.

Le pitre Xavier Bertrand déclare qu'il ne prendra part à aucune primaire organisée par la droite et qu'il sera bien candidat en 2027

« Je le serai » : trois mots, et adieu la primaire

C'était jeudi, à l'université de rentrée du Medef, là où les ambitieux viennent parader devant les chefs d'entreprise. À la question « est-ce que vous serez candidat à la présidentielle ? », Xavier Bertrand n'a pas cherché de circonlocutions : « Je le serai ». Voilà qui est dit.

Le président des Hauts-de-France avait déjà préparé le terrain au cœur de l'été. Début août, dans Ouest-France, il annonçait qu'il se déclarerait « à la fin de l'année, pas avant ». Dans Le Figaro, il précisait la nature de sa candidature : « ce sera en candidat indépendant, je l'assume ». On ne peut pas dire qu'il manque de constance. De talent pour se rendre indispensable, en revanche, le débat reste ouvert.

Indépendant de tout, surtout de son propre camp

La pirouette est savoureuse : Xavier Bertrand est membre des Républicains, parti qui a déjà son champion en la personne de Bruno Retailleau. Plutôt que d'affronter une primaire qu'il sait perdue, ou de s'incliner devant le choix de sa famille politique, Bertrand choisit la voie royale du candidat solo. Pas de primaire, pas de débat interne, pas de désignation : juste lui, sa candidature, et son éternelle conviction d'être l'homme de la situation.

On se souvient que le personnage avait quitté LR en 2017 avant d'y revenir en 2021 pour tenter sa chance, essuyer une défaite cinglante à la primaire de la droite, et repartir bouder dans son fief de Saint-Quentin. Cette fois, il supprime l'étape démocratique intermédiaire : plus de primaire, donc plus de risque de la perdre. Pratique.

Ni avec Macron, ni avec ses « héritiers », ni avec personne en fait

Le timing de cette confirmation n'est pas anodin. Quelques jours plus tôt, Gérald Darmanin, autre virtuose de l'ambition personnelle, estimait dans La Voix du Nord que Bertrand ferait « un bon duo » avec Édouard Philippe, le candidat d'Horizons. Réponse de l'intéressé, déjà publiée par anticipation dans Corse Matin le 10 août : « Si je cherchais une place, je serais ministre depuis dix ans. Si je n'ai pas été avec Macron, ce n'est pas pour aller avec ses héritiers ».

Traduction : point trop n'en faut. Bertrand ne sera ni le lieutenant de Retailleau, ni le faire-valoir de Philippe. Il sera candidat, seul, indépendant, et sans doute autour de quelques points dans les sondages, mais candidat quand même. La constance dans l'ambition a quelque chose d'admirable ; la constance dans l'échec annoncé, quelque chose de touchant.

Reste une question concrète : qui financera, qui soutiendra, qui votera pour cette candidature hors sol ? La droite a son candidat, le centre a le sien, et l'électorat populaire que Bertrand prétend incarner regarde depuis longtemps ailleurs. Mais en 2027 comme en 2022, le président des Hauts-de-France aura au moins réussi l'exploit d'être candidat. C'est déjà ça.

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