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Politique

Bruno Le Maire prépare 2027 : 50 pages de programme et une candidature assumée

Par la rédaction Le Rempart

L'ancien ministre de l'Économie travaille sur un texte d'une cinquantaine de pages qui pourrait lui servir de programme présidentiel, et confirme son intention d'être candidat en 2027. Un retour que la presse française a repéré dès cette semaine.

Bruno Le Maire prépare 2027 : 50 pages de programme et une candidature assumée

Le retour écrit du pestiféré

Le voilà reparti, plume à la main. Bruno Le Maire, ancien locataire de Bercy pendant sept ans, serait actuellement en train de rédiger un texte d'environ 50 pages, pensé comme la matrice d'un éventuel programme de campagne. Et l'intéressé ne cache plus rien : il sera bel et bien candidat à l'élection présidentielle de 2027. Exit donc la retraite littéraire annoncée à grand fracas après son départ du ministère de l'Économie et des Finances. Le romancier redevient candidat.

La presse ne s'y est pas trompée. Paris Match titrait cette semaine : « Tu montes, tu tombes, tu remontes », résumant en une phrase la trajectoire de l'ancien ministre. Le Point, moins tendre, évoquait de son côté « le retour du pestiféré », allusion à l'isolement dont Le Maire s'était plaint dans son propre camp après son retrait de la vie ministérielle. Deux titres, un même constat : l'homme n'a jamais vraiment quitté la scène.

Un programme avant un parti

La méthode mérite d'être notée. Plutôt que de briguer une tête de parti ou de multiplier les meetings, Le Maire commence par le fond : 50 pages de propositions, selon les informations qui filtrent de son entourage. Une stratégie d'ancien élève de l'ENA et de Normale Sup, qui mise sur l'écrit pour se refaire une légitimité dans une droite en pleine recomposition, entre ambitions de Retailleau, de Wauquiez et des caciques de l'ancienne majorité.

Reste que le contenu précis de ce texte n'a pas été dévoilé. Ni calendrier de publication, ni grande ligne économique annoncée à cette heure. Pour un homme qui a laissé derrière lui une dette publique française dépassant les 3 000 milliards d'euros et un déficit qui a dérapé sur la fin de son bail à Bercy, l'exercice du mea culpa budgétaire s'annoncerait pourtant salutaire. On attend le chapitre correspondant dans les 50 pages.

L'humilité en bandoulière, vraiment ?

Interrogé sur ses chances, Le Maire cultive la prudence de façade. Citant une formule qui lui est chère : « J'ai déjà vu des éliminations après un 1-4 ». Comprenez : rien n'est joué, les favoris tombent, les matchs se retournent. Un beau sens de la métaphore sportive pour un candidat qui, dans les sondages, part de très loin.

Le problème, c'est que le contribuable français, lui, a bien vu le match. Sept ans à Bercy, des centaines de milliards de dépenses publiques supplémentaires, un « quoi qu'il en coûte » dont on paie encore la facture. Écrire 50 pages de programme, c'est facile. Assumer 50 milliards de déficit en plus, c'est une autre littérature. Le retour du pestiféré fera peut-être sourire les rédactions parisiennes. Il fera surtout tousser ceux qui tiennent encore la calculette des finances publiques. Rendez-vous en 2027.

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