Rock en Seine : 15 millions de subventions en 20 ans, et un « Fuck Marine Le Pen » affiché en plein concert
Par la rédaction Le Rempart
Le groupe punk britannique Lambrini Girls a projeté un message insultant contre Marine Le Pen sur grand écran, samedi 29 août, au festival Rock en Seine à Saint-Cloud. Un événement subventionné à hauteur de 15 millions d'euros en vingt ans.

Un message ordurier sur grand écran
Le message est clair, et il ne souffre aucune ambiguïté. Samedi 29 août, en plein concert au festival Rock en Seine à Saint-Cloud, le groupe de punk britannique Lambrini Girls a affiché en grand sur l'écran de la scène : « Fuck Marine Le Pen ». Devant la foule, sans filtre, sans gêne.
Le quatuor, connu pour ses positions politiques classées à l'extrême gauche, ne s'est jamais caché de son militantisme. Positions féministes radicales, anti-israéliennes assumées : en 2024, le groupe avait boycotté deux festivals, le SXSW et le Great Escape Festival, au motif que leurs sponsors soutenaient le gouvernement israélien. Plus inquiétant encore : en 2023, un membre du groupe déclarait au magazine Kerrang! qu'elle « éliminerait n'importe quel TERF, un jour ou l'autre, en personne, avec ses poings ». Voilà le niveau.
L'argent public, toujours l'argent public
Ce qui transforme une provocation punk bas de gamme en sujet politique, c'est le financement. Rock en Seine a reçu 15 millions d'euros de subventions publiques en vingt ans. Quinze millions pour accueillir, entre autres, des artistes qui insultent sur scène une candidate à l'élection présidentielle.
Au Rassemblement national, la réaction ne s'est pas fait attendre. La députée européenne Julie Rechagneux a martelé : « Pendant des années, plusieurs activités de ce groupe ont bénéficié d'argent public. En 2027, les Français pourront choisir de ne plus financer ceux qui les insultent. » Son collègue Matthieu Valet n'a pas été plus tendre : « Au festival Rock en Seine, ce groupe punk gauchiste britannique insulte Marine Le Pen… Ça fait tellement pitié, cassos même… »
Le journaliste de Frontières Jordan Florentin a, lui, souligné le paradoxe savoureux : « une insulte à caractère sexuel visant une des rares femmes candidates à l'élection présidentielle ». Il a également rappelé que la RATP affichait un partenariat avec l'édition 2026 du festival. La gauche et le féminisme, épisode 247.
La « bataille culturelle » de Matthieu Pigasse
Rock en Seine appartient au groupe de médias Combat, propriété du multimillionnaire de gauche Matthieu Pigasse. Celui-ci assume ouvertement sa ligne : mener une « bataille culturelle » contre « l'extrême droite ». « Je veux mettre les médias que je contrôle dans ce combat, au service d'une conception ouverte du monde, progressiste », expliquait-il à Marianne en décembre 2025. Une conception tellement ouverte du monde qu'elle se résume visiblement à des insultes à caractère sexuel projetées sur écran géant.
Ce n'est pas la première polémique du festival. En 2025, Rock en Seine avait accueilli le groupe nord-irlandais Kneecap, accusé de soutenir le Hezbollah après qu'un de ses membres eut arboré un drapeau du mouvement terroriste lors d'un concert à Londres en 2024. Conséquence : la ville de Saint-Cloud et la région Île-de-France avaient retiré leurs subventions, soit 355 000 euros. Florence Portelli (LR), vice-présidente de la Région chargée de la Culture, avait estimé que la région avait été « insultée ». Pigasse, lui, avait dénoncé dans L'Humanité une « censure » de « la droite radicale ».
Visiblement, la leçon n'a pas porté. Quand on vit d'argent public tout en crachant sur une partie des contribuables, il ne faut pas s'étonner que la facture finisse par être discutée. En 2027, elle le sera peut-être dans les urnes.
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