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Politique

« Les Français de souche, ça n'existe pas » : Bally Bagayoko valide la sortie de Matthieu Pigasse

Par la rédaction Le Rempart

L'adjointe au maire de Saint-Denis Bally Bagayoko a validé, jeudi 20 août 2026, les propos de Matthieu Pigasse niant l'existence des Français de souche, ravivant la polémique sur l'identité nationale.

« Les Français de souche, ça n'existe pas » : Bally Bagayoko valide la sortie de Matthieu Pigasse

La formule a fusé, et elle n'a pas tardé à trouver des relais. Après Matthieu Pigasse, c'est Bally Bagayoko, adjointe à la mairie de Saint-Denis, qui a repris à son compte, ce jeudi 20 août 2026, la thèse selon laquelle les Français de souche n'existeraient pas : « La France est faite de migrations. Place à la nouvelle France ! » Une validation assumée, rapportée notamment par Valeurs actuelles ce vendredi 21 août, qui a immédiatement mis le feu aux réseaux et aux plateaux.

Une déclaration qui enflamme le débat public

Dans le sillage de ces propos, les réactions se sont multipliées en moins de vingt-quatre heures. Sur RMC, la chroniqueuse Zohra Bitan est allée dans le même sens ce vendredi matin, affirmant que « les Français de souche n'existent pas ». À l'inverse, une autre chroniqueuse poussait un coup de gueule relayé par NextPlz : « Être 'Français de souche' ne veut rien dire… », ironisait-elle sur l'argumentaire déployé pour nier une réalité que des millions de Français revendiquent. De son côté, Marion Maréchal a pris la plume et l'antenne pour défendre l'existence des Français de souche, rappelle Boulevard Voltaire, face au duo Pigasse-Bagayoko.

Effacer un peuple au nom de la « nouvelle France »

Voilà donc où en est le débat dans les salons feutrés du quatrième pouvoir : un banquier d'affaires et une élue de banlieue décident, d'un commun accord, qu'un peuple dont l'histoire remonte à Clovis serait une vue de l'esprit. Pratique. Le procédé est rodé : on ne discute plus l'immigration, on nie carrément qu'il existe un corps national susceptible de la subir. À ce compte, autant rayer d'un trait de plume les Gaulois, les Capétiens et trois millénaires de cimetières paroissiaux.

Car derrière la formule choc se cache un projet politique assumé : la « nouvelle France » de Madame Bagayoko n'est pas une constatation, c'est un programme. Celui du Grand Remplacement qui n'ose pas dire son nom, transformé en slogan municipal. Nier l'existence des Français de souche, c'est se dispenser de répondre à leurs inquiétudes, celles-là mêmes qui s'expriment chaque jour dans les urnes.

Un débat de fond, loin des préoccupations quotidiennes

Pendant que la sphère médiatique s'étripe sur la question identitaire, la vie continue pour les Français de souche ou pas. Le pays sort d'un été marqué par 52 jours de vagues de chaleur depuis la mi-juin, un record jamais enregistré selon Le Monde, et les ménages se serrent la ceinture au restaurant, constatait TF1 cette semaine. Autant de sujets concrets qui attendront que nos élites aient fini de débattre de l'existence même de ceux qui les subissent.

Reste une question simple : si les Français de souche n'existent pas, à qui s'adressent donc MM. Pigasse et Bagayoko quand ils proclament l'avènement de la « nouvelle France » ? À des fantômes, sans doute. Des fantômes qui votent, et qui ont bonne mémoire.

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