Quatre jeunes de 20 ans kidnappent une femme de 19 ans pour la prostituer à Montreuil : localisée grâce à son téléphone, elle est sauvée par la police
Par la rédaction Le Rempart
Dans la nuit du 15 au 16 août, une jeune femme de 19 ans a été enlevée à Montreuil par quatre hommes qui voulaient l'exploiter sexuellement. Son amie a alerté la police, qui l'a libérée après huit heures de calvaire.

Un enlèvement en pleine nuit, à coups de pistolet et de pied-de-biche
Le scénario est celui d'un mauvais film, sauf qu'il s'est déroulé pour de vrai entre Montreuil et Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Dans la nuit du 15 au 16 août, une jeune femme de 19 ans est déposée à Montreuil pour un rendez-vous avec un client, dans le cadre d'une relation sexuelle tarifée. Sur place, pas de client : trois hommes armés d'un pistolet et d'un pied-de-biche l'attendent et l'agressent.
Mohamed, Abdelkader, Wassim et Islem, une vingtaine d'années, sont soupçonnés d'avoir organisé ce guet-apens. Leur objectif : séquestrer la jeune femme dans un appartement pour l'exploiter sexuellement. Quatre hommes, âgés de 19 à 25 ans au total, ont été déférés le 20 août devant le parquet de Bobigny pour enlèvement et séquestration.
Le crime de l'avoir dénoncés
Pourquoi elle ? Parce qu'elle avait parlé. La victime avait récemment dénoncé deux proxénètes auprès de la Brigade de répression du proxénétisme (BRP). Les deux hommes, incarcérés dans l'attente de leur jugement, avaient juré de se venger de celle qu'ils considèrent comme une délatrice. L'enlèvement de Montreuil porte donc toutes les marques d'une expédition punitive, doublée d'un projet d'exploitation.
Voilà donc où en est la « loi du silence » version 2026 : une jeune femme de 19 ans ose signaler ses exploiteurs à la police, et la réponse arrive en pleine nuit, armée.
Sauvée grâce à son amie et à son téléphone
Le cauchemar aura duré huit heures. À 4h20 du matin, une amie de la victime appelle la police pour signaler l'enlèvement. Cet appel, combiné à la localisation du téléphone de la jeune femme, a permis aux forces de l'ordre de remonter jusqu'à l'appartement où elle était retenue et de la libérer dans la matinée.
Sans ce coup de fil et sans ce téléphone, on n'ose imaginer la suite. La victime, elle, a survécu à son calvaire. Ses ravisseurs présumés, eux, devront désormais répondre d'enlèvement et séquestration devant la justice. On espère, sans trop d'illusion, que la peine sera à la hauteur de la barbarie du projet.
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