Léon Marchand visé par des insultes après son refus de prendre position en politique
Par la rédaction Le Rempart
Interrogé dimanche 30 août 2026 dans le 20 Heures de France 2, Léon Marchand a refusé de s'engager politiquement. Le nageur toulousain est depuis la cible d'insultes sur les réseaux sociaux, allant jusqu'aux qualificatifs de « sale blanc » et de « fasciste ».

Quelques phrases prononcées devant les caméras du 20 Heures de France 2, dimanche 30 août 2026, ont suffi à placer Léon Marchand au centre d'une polémique. Le nageur toulousain, aux 13 médailles d'or, était invité sur le plateau dans le cadre de la diffusion de sa série documentaire. Interrogé par la journaliste Sonia Chironi sur les prises de position politiques d'autres sportifs français, il a choisi de ne pas entrer dans le débat. Un refus qui lui vaut désormais d'être la cible d'insultes sur les réseaux sociaux.
Une question sur Wembanyama et Mbappé
Avant d'interroger le champion, la journaliste a rappelé les positions publiques de deux de ses pairs. D'un côté, les vives critiques du basketteur de la NBA Victor Wembanyama, ami de Marchand, au sujet d'ICE, la police anti-immigration américaine instaurée par Donald Trump. De l'autre, les inquiétudes formulées par Kylian Mbappé dans les colonnes de Vanity Fair en mai 2026 au sujet d'une éventuelle victoire du RN à la présidentielle de 2027. Sonia Chironi a alors demandé à Léon Marchand s'il se situait dans cette veine de sportifs engagés ou s'il préférait se tenir en marge de tels débats.
La réponse du natif de Toulouse : « Je préférerais rester loin de tout ça, mais je pense qu'on va avoir un rôle qui pourrait être déterminant dans les prochaines années, juste par nos influences, je pense. Après c'est quelque chose qu'il faut que je travaille, je n'ai pas envie de dire n'importe quoi parce que je ne me sens pas légitime. »
« Sale blanc », « lâcheté », « fascisme » : la meute s'abat
Cette réponse prudente est loin d'avoir convaincu certains internautes. Dans les commentaires de la vidéo de France 2, on peut lire des réactions indignées : « Manque de courage, pense plus à ses intérêts personnels plutôt qu'à l'intérêt collectif », « Ce n'est pourtant pas compliqué de juste s'opposer au fascisme », ou encore « Quelle lâcheté, il se moque vraiment de son pays et de ses concitoyens ».
D'autres intervenants donnent carrément dans la violence, allant jusqu'à qualifier le Toulousain de « sale blanc ». Le champion n'a, pour l'heure, répondu à aucune de ces accusations et insultes. D'autres internautes prennent sa défense, mettant en avant le droit de chacun de ne pas s'exprimer sur des sujets aussi sensibles.
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