Tentative de suicide à la maison d'arrêt de Brest : l'ex-député LFI Pierre-Alain Cottineau, poursuivi pour pédocriminalité, pris en charge
Par Clarence Azolina
Pierre-Alain Cottineau, 33 ans, ancien élu La France insoumise et ex-assistant familial poursuivi pour pédocriminalité, a tenté de mettre fin à ses jours mardi 15 septembre 2026 à la maison d'arrêt de Brest. Ses jours ne sont pas en danger, selon le parquet.
L'information a été révélée par Ouest-France puis confirmée à Presse Océan par le parquet de Brest et par la direction interrégionale des services pénitentiaires du Grand Ouest : Pierre-Alain Cottineau, ancien député La France insoumise de 33 ans, a tenté de mettre fin à ses jours mardi 15 septembre 2026 à la maison d'arrêt de Brest, où il est incarcéré. Ses jours ne sont pas en danger et il a rapidement été pris en charge, selon le parquet.
Un parcours qui pose question
Pierre-Alain Cottineau, domicilié à Oudon, près d'Ancenis-Saint-Géréon en Loire-Atlantique, exerçait la profession d'assistant familial, un métier qui consiste précisément à accueillir et protéger des enfants confiés par l'aide sociale à l'enfance. C'est à ce titre qu'il se trouvait au contact de mineurs vulnérables, avant que la justice ne soit saisie de faits de pédocriminalité qui ont conduit à son incarcération.
Le double visage du personnage mérite d'être souligné sans parti pris excessif : un homme investi dans un mandat de protection de l'enfance, porté par un mouvement qui a fait de la morale publique et de la dénonciation des violences un axe central de son identité. La France insoumise n'a jamais ménagé ses exigences d'exemplarité quand il s'agissait de ses adversaires. On peut légitimement interroger la solidité des processus de sélection et de contrôle d'un parti qui investit des candidats appelés à siéger à l'Assemblée nationale, sans pour autant transformer un drame individuel en procès collectif.
Un geste qui renvoie aussi à la réalité carcérale
La tentative de suicide de mardi, heureusement déjouée, ne doit pas être traitée comme un fait divers anecdotique. Elle s'inscrit dans un phénomène documenté : le suicide en détention reste en France un problème récurrent, que ni les gouvernements successifs ni l'administration pénitentiaire n'ont réussi à juguler. La rapidité de la prise en charge, saluée implicitement par la communication du parquet et de la direction interrégionale, montre que les dispositifs de vigilance peuvent fonctionner. Encore faut-il qu'ils soient dotés des moyens suffisants partout, et pas seulement lorsqu'un détenu un temps exposé médiatiquement est concerné.
Sur ce point, la droite a une ligne claire à tenir : la justice doit être ferme avec les auteurs d'atteintes aux mineurs, et l'institution pénitentiaire doit en même temps garantir la dignité et la sécurité de ceux qu'elle garde, quelle que soit la nature de leurs actes. Les deux exigences ne se contredisent pas, elles se complètent. Une démocratie se juge aussi à la manière dont elle traite ses détenus, y compris les plus détestés.
Une affaire qui continue
La procédure judiciaire visant Pierre-Alain Cottineau se poursuit donc, l'homme étant désormais hors de danger. Au-delà de son cas personnel, cette affaire ravive deux débats que la classe politique aurait tort d'esquiver : la protection des enfants placés, dont la fragilité des dispositifs de signalement est régulièrement dénoncée par les professionnels de terrain, et l'état des prisons françaises, où surpopulation et manque de personnels de surveillance nourrissent une insécurité quotidienne. Sur ces deux sujets, l'attentisme n'est pas une option.
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