Paris : un animateur périscolaire accusé d'agissements abjects sur des petites filles dans des toilettes de la Ville
Par la rédaction Le Rempart
Un animateur du périscolaire parisien aurait demandé à des fillettes de déféquer sur lui après s'être enfermé avec elles dans des toilettes pour personnes handicapées. Une affaire qui interroge le recrutement et l'encadrement au sein des services de la mairie de Paris.

Les faits sont d'une sordidité qui glace le sang. Un animateur employé par les services du périscolaire de la Ville de Paris aurait, selon les informations de maître Jean Sannier, pris l'habitude de s'enfermer dans des toilettes pour personnes handicapées avant de demander à de petites filles de déféquer sur lui. Un comportement déviant, répété, exercé sur des enfants placés sous la responsabilité directe de la collectivité. Le témoignage a été livré par deux parents d'élèves de deux fillettes victimes. "Il est toc-toc, celui-là", ont-elles notamment affirmé. Les propos ont ensuite été rapportés par maître Jean Sannier sur CNEWS. Le principal concerné a confirmé les faits lors de sa garde à vue.
Ces enfants, rappelons-le, ne sont pas là par hasard. Ce sont des familles qui confient leurs filles en toute confiance à un service public censé les garder, les encadrer, les protéger entre la sortie de l'école et le retour des parents. Le contrat social est simple. Il vient d'être piétiné de la façon la plus immonde qui soit.
Le recrutement, maillon faible du système
Car une question s'impose, brutale mais incontournable : comment un tel individu a-t-il pu être recruté, puis laissé au contact d'enfants sans que personne ne s'aperçoive de rien ? Le périscolaire parisien, comme beaucoup de structures publiques d'accueil, souffre d'une pénurie chronique d'animateurs. On embauche vite, parfois trop vite, à grand renfort de contrats précaires et de vérifications sommaires. Le casier judiciaire ne dit pas tout. Encore faut-il un encadrement, des signalements remontés, une hiérarchie qui regarde ce qui se passe dans ses propres locaux.
Les toilettes handicapées, fermées, à l'écart, sont devenues l'instrument du prédateur. Pendant ce temps, où étaient les responsables de site ? Combien de temps les agissements ont-ils pu durer avant que la parole d'une enfant, souvent la seule sentinelle dans ce genre d'affaire, ne finisse par alerter les adultes ?
Une mairie qui préfère les grands discours
Il y a là quelque chose de profondément révoltant. La Ville de Paris ne manque jamais une occasion de distribuer des leçons de morale au pays entier, de dérouler des plans, des chartes et des campagnes d'affichage sur la protection de l'enfance. Pendant ce temps, dans ses propres structures périscolaires, un homme aurait pu sévir dans des toilettes sans être inquiété. Les priorités ont un prix. La communication, elle, ne coûte rien.
La justice fera son travail, et la présomption d'innocence s'applique à l'individu mis en cause. Mais l'institution, elle, n'a pas ce luxe. Le préjudice moral est déjà là : des parents parisiens découvrent que l'espace prétendument sécurisé payé par leurs impôts pouvait abriter l'indicible.
Ce que les familles attendent
Les familles concernées attendent désormais des réponses concrètes. Qui a recruté cet homme ? Quels contrôles ont été menés ? Quel suivi psychologique est proposé aux enfants ? Et surtout, quelles mesures seront prises pour que plus jamais un animateur ne puisse s'isoler seul avec une fillette derrière une porte verrouillée ? Les réponses de la Ville seront jugées sur pièces, pas sur communiqués de presse larmoyants.
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