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Insolite

À Lyon, braqué quatre fois en un mois, un restaurateur accuse la mairie écologiste : "La nuit tombée, la ville devient une jungle"

Par la rédaction Le Rempart

À Lyon, le bar-restaurant La Taverne de l'Orque Assassine, rue de Gerland dans le 7e arrondissement, a subi quatre cambriolages en un mois. Ses dirigeants interpellent directement les mairies d'arrondissement et centrale, dénonçant une "jungle urbaine" à la nuit tombée.

À Lyon, braqué quatre fois en un mois, un restaurateur accuse la mairie écologiste : "La nuit tombée, la ville devient une jungle"

Quatre cambriolages en l'espace d'un mois. C'est le bilan affiché par les dirigeants de La Taverne de l'Orque Assassine, un bar-restaurant situé rue de Gerland, dans le 7e arrondissement de Lyon. Le dernier coup remonte à la nuit du vendredi 7 au samedi 8 août 2026, vers 23h30. Effraction, établissement dévalisé, et un ras-le-bol qui a débordé publiquement le dimanche 9 août, lorsque les tenanciers ont publié un message sans filtre sur les réseaux sociaux.

Leur verdict tient en une phrase : "La nuit tombée, la ville devient une jungle, et ils les laissent faire." Une charge qui vise nommément la mairie du 7e arrondissement et la mairie centrale de Lyon, tenue par la majorité écologiste de Grégory Doucet.

Quatre coups, des preuves, et des signalements restés lettre morte

Contrairement à la victime anonyme et découragée qui porte plainte par acquit de conscience, les dirigeants de La Taverne assurent disposer de photos et vidéos des faits. La police serait intervenue après le dernier cambriolage avec relevé d'empreintes, et l'auteur aurait même été identifié, selon les tenanciers. Un point qui, s'il se confirme, pose une question gênante : que faut-il de plus aux pouvoirs publics pour agir ?

Car les signalements, il y en a eu. Et pas seulement les leurs. Plusieurs commerçants du secteur avaient déjà fait état de cambriolages à répétition dès fin juillet 2026. Autrement dit, tout le quartier de Gerland savait. Tout le quartier de Gerland alertait. Et la délinquance nocturne, elle, a continué sa petite vie tranquille.

Gerland, vitrine de l'écologie municipale ?

Les restaurateurs décrivent un quartier livré aux deals et à la délinquance dès que le soleil se couche. Une "jungle urbaine", disent-ils, pendant que la municipalité préfère sermonner sur la végétalisation, les mobilités douces et les menus bio des cantines. Priorités écologistes obligent : on piétonnise des rues, mais on ne semble guère pressé d'y faire respecter la loi.

Le tableau est connu, et il dépasse la seule rue de Gerland. L'insécurité n'est pas un sentiment, c'est une statistique que vivent dans leur chair les commerçants, ces petits patrons qui paient leurs charges, leurs impôts locaux et leurs taxes de sécurité, pour ensuite constater que le volet "sécurité" de la facture reste désespérément à découvert.

La facture de l'impuissance

À qui incombe la responsabilité ? La sécurité relève certes d'abord de l'État, et Lyon ne déroge pas à la règle des effectifs policiers tendus. Mais lorsqu'un quartier entier crie au loup, quand les signalements s'empilent depuis des semaines, le silence des élus d'arrondissement et de l'hôtel de ville relève au mieux de la négligence, au pire de l'aveuglement idéologique.

Un commerçant cambriolé une fois, c'est un fait divers. Quatre fois en un mois, c'est un échec de la puissance publique. Et les promoteurs lyonnais de la "ville apaisée" feraient bien de se souvenir que l'apaisement, pour un restaurateur qui répare sa porte fracturée un samedi matin, a un goût plutôt amer.

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