Des "mineurs" coupables de meurtres et de viols relâchés : l'Assemblée n'a pas trouvé le temps de voter la loi
Par la rédaction Le Rempart
Plusieurs jeunes délinquants condamnés pour meurtres et viols ont été remis en liberté en raison d'un vide juridique. Le texte qui aurait dû colmater la brèche n'a pas été voté à temps par le Parlement.

On croit rêver. Ou plutôt cauchemarder. Plusieurs jeunes condamnés pour meurtres et viols ont pu quitter leurs établissements de détention ces derniers jours, non pas parce qu'ils auraient été réhabilités, mais parce que le Parlement n'a tout simplement pas voté à temps la loi qui devait encadrer leur maintien derrière les barreaux. Un vide juridique, disent les juristes. Une trahison, disent les familles de victimes.
Une faille connue, ignorée
Le plus savoureux dans cette affaire, c'est que le trou dans la raquette législative était parfaitement identifié depuis des mois. Alertes de magistrats, rapports parlementaires, courriers de parquetiers : tout le monde savait que le régime applicable à ces jeunes majeurs ou quasi-majeurs allait expirer sans prolongation possible. Le texte de correction était prêt. Il dormait dans un tiroir, coincé entre deux navettes et une agenda parlementaire saturé de sujets autrement plus photogéniques.
Résultat : des individus que la justice elle-même a jugés dangereux ont été remis en liberté faute de base légale. Pas un acquittement, pas une erreur judiciaire. Juste un calendrier bâclé par des élus visiblement plus pressés par leurs vacances que par la sécurité des Français.
Les victimes regardent ailleurs
Les associations de victimes, elles, ne décolèrent pas. Certaines familles ont appris la libération du meurtrier de leur enfant par les médias, cerise sur le gâteau de la considération de l'État. Pendant ce temps, le ministère concerné communique sur ses chiffres et ses plans. Des plans, toujours des plans.
On nous serine depuis des années avec la protection de l'enfance et l'excuse de minorité. Sauf qu'ici, on ne parle pas de vols de scooters mais de crimes de sang. La même machine étatique qui taxe en vingt-quatre heures et verbalise en dix minutes s'est révélée incapable de boucler en plusieurs sessions un texte d'une importance vitale.
Qui paiera la prochaine fois ?
La question n'est plus de savoir si le texte sera voté, il le sera, dans la panique et sous la pression médiatique, comme toujours. La vraie question est de savoir ce que deviendront ces individus relâchés, et qui assumera la responsabilité si l'un d'eux récidive. On connaît déjà la réponse : personne, comme d'habitude. L'incompétence ne démissionne jamais en France, elle attend la promotion suivante.
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