Attal voit la main de Poutine derrière Le Pen pour 2027 : la Russie, ce nouveau programme de Renaissance
Par la rédaction Le Rempart
Interrogé par BFMTV, Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, affirme que Vladimir Poutine œuvrerait dans l'ombre pour installer Marine Le Pen au pouvoir en 2027. Une accusation lancée alors que le duel 2027 se dessine déjà dans les sondages.
Le secrétaire général de Renaissance a trouvé sa ligne de campagne. Interrogé par BFMTV, Gabriel Attal, ancien Premier ministre et député des Hauts-de-Seine, a estimé que Vladimir Poutine agirait dans l'ombre pour mettre Marine Le Pen au pouvoir lors de la présidentielle de 2027. Une déclaration grave, livrée sans que le corpus disponible ne précise ni la date exacte de l'interview ni les éléments matériels censés étayer l'accusation.
Ce qu'on sait, ce qu'on ignore
Sur la forme, les faits sont minces. L'interview a bien eu lieu sur l'antenne de BFMTV, média du groupe RMC BFM. Sur le fond, en revanche, Gabriel Attal n'a pas détaillé, dans les documents disponibles, le mode opératoire supposé du Kremlin : financement, ingérences numériques, réseaux d'influence ? Rien de tout cela n'est explicité. Le why et le how restent, à cette heure, du domaine de l'assertion politique.
Le contexte, lui, est documenté. Un sondage Elabe pour BFMTV, publié le 28 janvier 2026, plaçait déjà Édouard Philippe et Gabriel Attal au coude-à-coude pour incarner le bloc central en 2027. Un second sondage Elabe, pour BFMTV et La Tribune Dimanche, publié le 28 mars 2026, installait un duel entre Édouard Philippe et Jordan Bardella à un an du scrutin. Bref, Attal n'apparaît pas comme le favori de son propre camp, et voilà qu'il découvre Poutine sous son lit.
Le même Attal qui poursuit Le Pen pour contrefaçon
La séquence mérite d'être rappelée. Le 7 juillet 2026, quelques heures après sa condamnation et sa candidature officielle, Marine Le Pen dévoilait une affiche de campagne estampillée « Pour la France - La Renaissance ». Réplique d'Attal : une poursuite judiciaire pour parasitisme et contrefaçon de marque, révélée par BFMTV le 15 juillet. Quand on n'arrive plus à faire la différence dans les urnes, on la fait au tribunal, puis au micro des chaînes d'info.
L'accusation d'ingérence russe n'est pas nouvelle dans le répertoire macroniste : elle avait déjà servi en 2017, puis à chaque séquence électorale difficile. Mais la brandir à un an et demi du scrutin, contre une candidate qui reste, sondage après sondage, en tête ou au contact du second tour, ressemble surtout à une confession. Celle d'un camp qui n'a plus rien à opposer au Rassemblement national sur l'insécurité, l'immigration ou le pouvoir d'achat.
Le pompier pyromane de l'influence étrangère
Car s'il est un sujet où la majorité ferait mieux de se taire, c'est bien celui des ingérences. Pendant que Renaissance désigne Moscou, la France a vu ses services alertés pendant des années sur des manipulations bien réelles, sans que l'État ne produise une doctrine claire. Accuser Poutine de préparer l'élection de Le Pen, c'est pratique : cela dispense d'expliquer pourquoi des millions d'électeurs, sans aucun conseiller du Kremlin, envisagent de voter RN.
La présidentielle de 2027 s'annonce comme un affrontement Philippe-Bardella, sauf rebondissement. Attal, lui, a choisi son rôle : celui du lanceur d'alerte, entre deux plaintes au tribunal et trois plateaux télé. Les électeurs jugeront si l'ombre de Poutine les effraie plus que le bilan, bien concret, de ceux qui gouvernent depuis 2017.
Suite


-ou-se-tient-jusqu-a-dimanche-la-rentree-politique-de-son-parti-photo-sipa-alain-robert-1759595292.jpg)
