Gabriel Attal lance l'opération « 1000 bistrots » : des rencontres dans les cafés de toute la France pour sa campagne de 2027
Par la rédaction Le Rempart
Le candidat Renaissance à la présidentielle 2027 a appelé lundi ses militants à organiser mille rencontres dans des cafés, villages et quartiers de France, autour de quatre « chantiers capitaux » : école, salaire, frontière et IA.
C'est bière à la main, attablé dans un café parisien, que Gabriel Attal a dévoilé lundi 7 septembre, dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, l'opération « 1000 bistrots ». Le principe : mille « rassemblements dans des cafés, dans nos villes, dans nos villages, dans nos quartiers », organisés par ses militants tout au long du mois de septembre, avec une règle simple : se retrouver « à 5 autour d'une table, ou parfois à 10, parfois à 100 », pour « prendre le temps de se parler » autour de son projet présidentiel.
Quatre « chantiers capitaux » sur la table
L'ancien Premier ministre entend mettre ces échanges au service de quatre thèmes qu'il qualifie de « chantiers capitaux » : « école, salaire, frontière, IA ». « Parce que cette campagne, je veux la construire avec vous, au plus près de chez vous. On viendra avec nos propositions, pas seulement pour vous les présenter, mais pour en débattre avec vous », promet le chef des députés macronistes. Qui s'engage aussi à écouter : « Vous pourrez nous dire ce que vous en pensez, nous faire vos retours, et puis aussi nous porter des propositions. » Les auditeurs sont invités à s'inscrire ou à organiser eux-mêmes une rencontre.
Un format de proximité, trois mois après le lancement de campagne
L'opération intervient trois mois après le coup d'envoi de sa campagne, lors d'un rassemblement porte de Versailles à Paris, et à quelques semaines d'une réunion publique prévue à Lyon (Rhône) le 10 octobre. Loin des tribunes et des salles combles, le député des Hauts-de-Seine joue donc la carte de la proximité : « Une campagne présidentielle, ce sont des grands meetings, des grands moments, mais je veux aussi que ce soit des moments comme celui-là. Une table, un verre, des discussions en toute simplicité. » Et d'ajouter : « Que vous me souteniez déjà, que vous hésitiez encore, ou que vous ayez tout simplement envie de parler de 2027, venez. Ce sera mille occasions de se retrouver, mille occasions d'échanger sur la France. »
Le format n'est pas sans rappeler une initiative d'Édouard Philippe : fin juin, le maire du Havre avait tenu une vaste « réunion d'appartement », organisée en visioconférence dans plus de 1000 foyers. Chez Gabriel Attal, on assume aussi l'activation d'un imaginaire chiraquien, celui du verre partagé et de la France des terroirs.
Un candidat sous pression dans le camp central
Derrière l'opération de terrain, un enjeu stratégique : combler un retard persistant sur Édouard Philippe dans les sondages pour 2027. Ses détracteurs l'accusent de favoriser, par sa candidature, un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qu'elle soit testée seule ou aux côtés de celle du patron d'Horizons. Gabriel Attal, lui, entend renverser le rapport de force en mobilisant sa base militante à une échelle inhabituelle.
Au risque d'attiser les divisions au sein du bloc central. Dimanche, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, soutien d'Édouard Philippe, a invité Gabriel Attal et Bruno Retailleau à se ranger derrière le maire du Havre « le plus tôt possible ». Le « comité de liaison » entre Renaissance, le MoDem, Horizons et l'UDI doit quant à lui se réunir de nouveau le 9 septembre, avec l'espoir de trouver un compromis pour n'aligner qu'un seul champion sur la ligne de départ.
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