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Politique

Présidentielle 2027 : Tondelier prête à ranger sa candidature pour faire gagner « la gauche », jusqu'à LFI

Par la rédaction Le Rempart

Marine Tondelier a annoncé ce 17 août qu'elle était prête à retirer sa candidature écologiste pour « tenter de faire gagner la gauche », y compris via un accord avec LFI, et propose des « rencontres bilatérales » avec tous les partis de gauche.

Présidentielle 2027 : Tondelier prête à ranger sa candidature pour faire gagner « la gauche », jusqu'à LFI

Ce n'est pas encore une capitulation, mais on s'en approche. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes et candidate pressentie pour 2027, a déclaré ce lundi 17 août être « fin prête » à faire parti commun avec La France insoumise, et même à retirer sa propre candidature pour « tenter de faire gagner la gauche ». Traduction : l'écologie politique serait soluble dans le grand tout de la gauche radicale, pourvu que le drapeau vert finisse plié au fond de la sacoche mélenchoniste.

Des « rencontres bilatérales » pour refaire 2022

Le dispositif est connu. Selon Le Monde, la patronne des Verts propose des « rencontres bilatérales » avec tous les partis de gauche, afin de remettre l'union « sur le métier », comme le résumait L'Humanité dimanche 16 août. Objectif affiché : éviter la dispersion des candidatures qui, à gauche, se compte déjà en rangs serrés. Entre les socialistes, les communistes, les Insoumis et les écologistes, la liste des prétendants déclarés ou presque déclarés s'allonge de mois en mois, comme le recensent régulièrement Public Sénat et Le Figaro. Bref, tout ce petit monde se déchire, mais jure vouloir s'unir.

Ce même week-end, Tondelier s'est illustrée à la une de Paris-Match aux côtés d'Olivier Faure, avec cette saillie : « Quand la France brûle, le président s'amuse en jet ski à Brégançon ». L'attaque contre Emmanuel Macron est signée, la com' est huilée. Pendant ce temps, l'université d'été des Verts, croquée ce 17 août par le dessinateur du Progrès, a des allures de préparation à la retraite anticipée de sa propre candidate.

Même Sandrine Rousseau n'y comprend rien

Le plus savoureux vient de l'intérieur. La députée écologiste Sandrine Rousseau, pourtant située sur l'aile la plus radicale du parti, a lâché ce matin sur franceinfo : « Je ne comprends pas la ligne » de Marine Tondelier. Quand même la championne de l'écoféminisme décroche, c'est que le pilotage laisse à désirer. Sacrifier sa candidature avant même le premier débat, au nom d'une union dont chacun sait qu'elle a accouché, en 2022, d'une Nupes mort-née puis enterrée, voilà une stratégie qui mériterait au moins l'unanimité de son camp.

Car la logique est implacable : se fondre dans un accord avec LFI, c'est accepter le programme, la ligne et l'ego des Insoumis. Les électeurs écologistes, ceux qui croient encore à une écologie déconnectée du gauchisme de raccord, apprécieront d'être ainsi rangés comme variable d'ajustement. Tondelier, elle, semble avoir choisi : plutôt que porter un projet vert jusqu'au bout, négocier un strapontin dans la maison Mélenchon. La gauche plurielle n'a jamais aussi bien porté son nom : plurielle dans les ambitions, singulière dans la soumission.

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