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Immigration

Face à l'immigration clandestine, Abbeville se dote d'un mur de 800 mètres près de sa gare, passage favori des migrants

Par la rédaction Le Rempart

À Abbeville (Somme), le maire a décidé d'ériger un mur de 800 mètres de long aux abords de la gare, principal point de passage des migrants clandestins. Objectifs affichés : empêcher les accidents sur les voies, l'installation de camps et lutter contre les réseaux.

Face à l'immigration clandestine, Abbeville se dote d'un mur de 800 mètres près de sa gare, passage favori des migrants

Un mur de 800 mètres face à la gare

Il y a des édiles qui convoquent des conférences de presse pour déplorer, et d'autres qui passent commande de parpaings. À Abbeville, le maire a choisi la seconde option : la construction d'un mur de 800 mètres de long aux abords de la gare de la cité picarde, identifiée comme le principal point de passage des migrants clandestins dans la ville.

La décision est claire, et les objectifs assumés sans langue de bois : empêcher les accidents sur les voies ferrées, éviter l'installation de campements de fortune, et mettre des bâtons dans les roues des réseaux de passeurs qui profitent de la situation géographique de la ville.

La Somme, terrain de transit des clandestins

Car Abbeville n'a rien d'un choix anodin pour les filières migratoires. La ville se situe sur l'axe qui mène de Paris au littoral du Pas-de-Calais, cette fameuse route que les clandestins empruntent depuis des années dans l'espoir de gagner l'Angleterre. La gare, ses voies, ses friches et ses parkings offrent un point d'appui commode : on y transite, on y dort, on y attend le prochain passage. Les traversées des voies, en outre, exposent à un danger bien réel, avec le risque d'accidents mortels que le maire dit vouloir prévenir.

Faute de volonté nationale pour verrouiller sérieusement les frontières, voilà donc les communes réduites à dresser elles-mêmes des obstacles en dur. Un mur municipal, trois fois hélas, contre un problème qui devrait être traité au sommet de l'État.

Quand les maires font le travail à la place de l'État

On imagine déjà les cris d'orfraie des habituels défenseurs du droit d'asile sans condition, pour qui un mur est par nature une insulte à l'humanité. Pourtant, le raisonnement du maire d'Abbeville tient en une logique élémentaire : si les clandestins ne peuvent plus s'installer ni circuler librement autour de la gare, la ville cesse d'être un relais attrayant pour les filières. Moins de camps, moins de passeurs, moins d'accidents sur les voies. Et, accessoirement, des Abbevillois qui retrouvent l'usage paisible de leur gare.

Pendant que Paris ergote sur les quotas, les corridors humanitaires et les appels à la solidarité européenne, un maire de province fait ce qui est à sa portée : protéger son territoire. Huit cents mètres de béton valent parfois mieux que huit cents heures de discours ministériels. La preuve que quand on veut, on peut.

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