Le Rempart — Le média de droite radicaleActualité de droiteLe Rempart — Le média de droite radicaleActualité de droiteLe Rempart — Le média de droite radicaleActualité de droiteLe Rempart — Le média de droite radicaleActualité de droite
Le Rempart

Le média de droite radicale

Article

Septième puissance mondiale, et on supplie le ciel : la France des feux attend la pluie

Les incendies qui ravagent la Gironde et les Landes, le plus dévastateur depuis cinquante ans selon Le Figaro, ont contraint la France à mobiliser neuf avions européens de secours. Un spectacle qui interroge sur l'état réel de nos moyens.

Voilà où en est la France en cet été 2026. Pendant que la Gironde connaît le feu le plus dévastateur des cinquante dernières années, le chef de l'État sillonne les zones sinistrées pour rencontrer les forces mobilisées, et le reste du pays regarde le ciel en espérant un orage salvateur. La septième puissance mondiale, réduite à compter les gouttes de pluie. Cherchez l'erreur.

L'aide européenne, aveu d'impuissance

Le chiffre devrait faire bondir tout contribuable : l'Union européenne a dû porter son dispositif à neuf avions et deux hélicoptères envoyés en renfort. Neuf. Pas parce que Bruxelles serait généreuse par nature, mais parce que nos propres moyens ont été taillés, rognés, administrativisés jusqu'à l'os pendant des décennies. On détricote la sécurité civile à petit budget, puis on applaudit quand les voisins viennent éteindre nos forêts. Magnifique illustration du grand projet européen : la France incapable seule, mais solidaire de sa propre démission.

Macron sur place, l'eau ailleurs

Emmanuel Macron s'est donc rendu en Gironde ce lundi, entouré de caméras, pour saluer les pompiers et écouter les élus. Geste attendu, sincère peut-être. Mais on connaît la musique : visite express, promesse de mobilisation totale, communiqué solennel, puis retour à Paris où le dossier rejoindra la pile des urgences oubliées. Pendant ce temps, Météo-France prévient que malgré les orages, le danger reste élevé. Les orages, justement. Quand l'arme la plus efficace contre le feu d'un État de 68 millions d'habitants s'appelle la météo, c'est qu'on a sérieusement décroché.

Des années d'avertissements ignorés

Car rien de tout cela n'était imprévisible. Chaque été, les mêmes feux, les mêmes déclarations, les mêmes cartes en temps réel publiées par Le Monde pour visualiser l'étendue du désastre. Chaque hiver, les mêmes rapports réclamant plus de Canadair, plus de débroussaillage, plus d'entretien des forêts. Et chaque printemps, les mêmes arbitrages budgétaires qui passent ailleurs, vers des priorités plus photogéniques. La forêt française se consume faute d'anticipation, pas faute de technologie.

La presse étrangère, elle, résume la situation d'une phrase qui pique : « l'été est là, et l'Europe brûle ». Traduction : le spectacle de la France attendant la pluie fait désormais partie du paysage, au même titre que les vacanciers sur la Côte. On nous promet des leçons tirées. On en tire surtout une : quand on néglige l'essentiel pour financer le superflu, c'est le ciel qu'on finit par implorer.

Suite