Le Rempart — Le média de droite radicaleActualité de droiteLe Rempart — Le média de droite radicaleActualité de droiteLe Rempart — Le média de droite radicaleActualité de droiteLe Rempart — Le média de droite radicaleActualité de droite
Nous soutenirAidez Le RempartLe Rempart

Le média de droite radicale

Politique

Présidentielle 2027 : le NPA de Poutou jette l'éponge et se range derrière Mélenchon

Par la rédaction Le Rempart

Le NPA-Anticapitaliste, parti de Philippe Poutou et Olivier Besancenot, renonce à présenter un candidat à la présidentielle 2027 et apporte son soutien à Jean-Luc Mélenchon, invoquant le « danger de l'extrême droite ».

Présidentielle 2027 : le NPA de Poutou jette l'éponge et se range derrière Mélenchon

Le drapeau blanc des anticapitalistes

C'est une page qui se tourne, ou plutôt une affiche de campagne qui ne sera jamais imprimée. Le NPA-Anticapitaliste, parti fondé par Philippe Poutou et Olivier Besancenot après la scission du NPA historique, a annoncé ce lundi qu'il ne présenterait aucun candidat à l'élection présidentielle de 2027. Exit donc Poutou, l'ouvrier de Ford devenu figure familière des débats télévisés, dont les saillies en plateau avaient plus marqué les esprits que ses scores dans les urnes.

Dans son communiqué, le parti justifie ce renoncement par la nécessité d'une « candidature de rassemblement de la gauche de rupture » face au « danger de l'extrême droite ». Et cette candidature de rassemblement, vous l'aurez deviné, porte un nom : Jean-Luc Mélenchon. Les anticapitalistes trotskistes se rangent donc derrière le leader de La France insoumise, trois fois candidat à l'Élysée.

La révolution attendra, le ralliement est maintenant

On peine à imaginer la séance de débat interne. Le NPA-Anticapitaliste, formation qui se voulait l'aile la plus intransigeante de l'extrême gauche, héritière d'une tradition révolutionnaire qui méprisait historiquement les « apparatchiks » de la gauche institutionnelle, finit par déposer les armes au profit du tribun insoumis. Mélenchon, millionnaire selon sa propre déclaration de patrimoine et habitué des belles demeures, devient ainsi le porte-drapeau des ouvriers révolutionnaires. La lutte des classes a décidément le sens de l'humour.

Reste que le calcul est froidement pragmatique. Avec des scores électoraux qui ont toujours évolué autour du point mort, le NPA-A pesait moins lourd que le coût financier et logistique d'une campagne présidentielle. Le parti évite ainsi l'humiliation d'un nouveau résultat confidentiel tout en conservant un strapontin dans la galaxie mélenchoniste.

Une gauche de rupture déjà en ordre de marche

Ce ralliement précoce, à près d'un an du scrutin, en dit long sur la stratégie de la France insoumise : verrouiller au plus vite l'espace à sa gauche pour éviter toute dispersion des voix. L'argument du « danger de l'extrême droite », rituellement brandi à chaque échéance, fait encore son office de ciment. Après tout, quoi de mieux que le fantasme du fascisme aux portes pour faire avaler aux révolutionnaires pur jus le soutien à un candidat devenu, à force, un pur produit du système médiatique qu'il prétend combattre ?

Pour Philippe Poutou, l'aventure présidentielle s'arrête donc là, du moins sous les couleurs de son propre parti. Quant aux électeurs anticapitalistes, ils auront le choix en 2027 : voter Mélenchon, ou voter Mélenchon. Le pluralisme, version extrême gauche.

Suite