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Économie

Aurillac : 2,6 millions d'euros de subventions publiques par an pour un festival investi par les punks à chiens

Par la rédaction Le Rempart

Le Festival international de théâtre de rue d'Aurillac, financé à hauteur de 2,6 millions d'euros par an via diverses associations et organismes publics, s'ouvre sous haute surveillance un an après les émeutes qui ont embrasé la ville.

Aurillac : 2,6 millions d'euros de subventions publiques par an pour un festival investi par les punks à chiens

Un festival financé par le contribuable

Le Festival international de théâtre de rue d'Aurillac, soi-disant vitrine des arts de la rue, coûte chaque année 2,6 millions d'euros à l'État, versés par le biais de plusieurs associations et organismes. Une manne publique conséquente pour un événement qui attire désormais autant de casseurs que de spectateurs.

La 39e édition se tient du 19 au 22 août dans la préfecture du Cantal, ville de 25 000 habitants qui s'apprête à accueillir quelque 700 compagnies et près de 200 000 visiteurs. Créé en 1986, le festival s'est imposé comme la référence européenne du théâtre de rue. Il s'est aussi imposé, l'an passé, comme un rendez-vous de l'émeute.

« Tout barricader »

Un an après les violences qui ont embrasé la première nuit de l'édition 2025, la ville s'ouvre dans un climat particulier. Devant sa boutique d'optique, aux abords du square Arsène-Vermenouze, Philippe Garcia installe des planches sur sa façade. C'est là que sa vitrine a volé en éclats lors de la nuit d'émeutes de l'édition précédente.

« J'étais en vacances en Espagne, on m'a appelé à 1 heure du matin pour me dire que les vitrines avaient été défoncées », raconte le commerçant, qui a passé la journée au téléphone avec son assureur. Pas de pillage, précise-t-il : « Ils n'ont pas cassé pour rentrer. » Juste pour casser, donc. Voilà qui rassure.

Des punks à chiens aux casseurs

« Il y a toujours eu des punks à chien, mais là on est passé dans une autre catégorie avec les casseurs », résume un habitant. La nuance est de taille : la faune marginalisée qui accompagnait traditionnellement le festival a laissé place à des groupes venus pour en découdre, transformant le centre-ville en champ de bataille nocturne.

Commerçants et habitants oscillent entre attachement au plus grand rendez-vous d'arts de la rue d'Europe et franche appréhension. Pendant ce temps, les subventions continuent de couler : 2,6 millions d'euros annuels d'argent public pour un événement dont une partie du public détruit les vitrines de la ville qui l'accueille. Il y a sûrement une performance artistique là-dedans. Le contribuable, lui, paie la mise en scène et le décor brisé.

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