Rouen : un policier de 21 ans fait venir un ado de 14 ans chez lui, ses collègues le surprennent en plein coït avec le mineur et l'écrouent
Par la rédaction Le Rempart
Un policier adjoint de 21 ans du commissariat de Rouen a été surpris par ses propres collègues en plein rapport sexuel avec un adolescent de 14 ans, venu en train depuis Amiens. Mis en examen pour viol sur mineur et détention d'images pédopornographiques, il a été placé en détention provisoire.
Des collègues qui débarquent au pire moment
L'histoire est sordide, et elle se passe au sein même des forces de l'ordre. Un policier adjoint de 21 ans, affecté au commissariat de Rouen (Seine-Maritime), a été interpellé le 7 août 2026, puis mis en examen et placé en détention provisoire le 9 août, confirme le procureur de Rouen, Sébastien Gallois, à ICI Normandie.
Le scénario glace le sang. L'adolescent, 14 ans, domicilié à Amiens (Somme), avait pris le train pour rejoindre le jeune policier. Ne le voyant pas revenir, ses parents donnent l'alerte. Le portable du mineur est géolocalisé : il borne à Rouen. Les fonctionnaires de la brigade spécialisée de terrain suivent la trace jusqu'au domicile d'une dame qui s'avère être la grand-mère du mis en cause.
C'est là, dans une pièce de l'appartement, que les policiers retrouvent l'adolescent avec leur propre collègue, surpris en plein coït avec le mineur. Le policier adjoint est immédiatement interpellé et placé en garde à vue.
Contact sur un réseau de gamers et chef d'accusation lourd
Selon le procureur, le policier et l'adolescent sont entrés en contact « par le biais d'un réseau social habituellement utilisé par les gamers ». Un classique de la prédateur en ligne : on repère une victime jeune, on tisse le lien, on organise la rencontre.
Les chefs de mise en examen sont lourds : « viol d'un mineur de 15 ans avec différence d'âge de cinq ans, provocation d'un mineur à la consommation de stupéfiants, proposition sexuelle suivie d'une rencontre, corruption de mineurs de 15 ans et détention d'images à caractère pédopornographique », énumère Sébastien Gallois. L'enquête a été confiée à un juge d'instruction.
Le policier adjoint a été immédiatement suspendu de ses fonctions, et son contrat ne sera « évidemment pas reconduit », précise le parquet.
Un profil déjà signalé, deux enquêtes passées sans suite
C'est peut-être là que le bât blesse le plus. Avant d'intégrer les effectifs rouennais de police secours, cet agent contractuel avait été affecté à Elbeuf. Et son passif aurait dû allumer quelques voyants rouges : il avait déjà été nommé dans une affaire de viol sur une jeune fille. L'enquête n'avait rien donné.
Mieux, ou plutôt pire : le vingtenaire était aussi suivi par les services de gendarmerie pour une affaire de pédocriminalité en ligne. Il avait été entendu par les militaires, sans que l'enquête n'aboutisse. « Les faits n'étaient absolument pas caractérisés », se justifie le procureur de Rouen.
Soit. Mais pendant ce temps, l'individu portait l'uniforme, recruté comme contractuel malgré ces signaux, et a pu attirer un gamin de 14 ans à plusieurs centaines de kilomètres de chez lui. Il a fallu la vigilance des parents et la géolocalisation d'un téléphone pour y mettre un terme, in extremis.
L'affaire rappelle un autre dossier qui a défrayé la chronique normande : ICI Normandie révélait en décembre 2025 que l'ancien chef de la brigade des mineurs de Rouen, 51 ans, avait lui-même été mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs et détention d'images pédopornographiques. À Rouen, visiblement, les prédateurs ne craignent pas de se cacher derrière un badge.
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