Fougères : un Ivoirien de 18 ans menace une victime au couteau pour 20 euros, le tribunal de Rennes prononce un sursis probatoire
Par la rédaction Le Rempart
Le 26 mai à Fougères (Ille-et-Vilaine), un jeune Ivoirien de 18 ans a extorqué 20 euros à une victime en la menaçant d'un couteau. Condamné mardi 1er septembre à huit mois de prison avec sursis probatoire, il avait déjà été condamné en juillet pour des menaces contre un témoin de l'affaire.
Les faits remontent au 26 mai dernier, à Fougères (Ille-et-Vilaine). Selon les témoignages recueillis et l'exploitation des images de vidéosurveillance, rapportés par Actu.fr, Koffi*, un jeune homme de 18 ans originaire de Côte d'Ivoire, avait exigé de sa victime qu'elle lui « donne 20 € » sous risque de la « planter » et de la « tuer ». C'est finalement une amie de la victime qui a remis l'argent demandé.
« Il a sorti un couteau de sa sacoche Lacoste alors qu'il était debout devant moi, à un mètre », a confirmé la victime aux enquêteurs.
Une version des faits corrigée par la vidéosurveillance
Le mis en cause avait d'abord contesté les faits, avant de devoir revoir sa version face aux images de vidéosurveillance. Lors de son passage devant le tribunal, mardi 1er septembre, il a admis avoir cherché à « faire peur » à la victime afin de récupérer de l'argent pour « faire des paris sportifs sur le téléphone ». Il a néanmoins maintenu : « je ne voulais pas le toucher ».
Une précédente condamnation sous contrôle judiciaire
Arrivé en France en 2023, le jeune homme n'a « aucune attache » dans le pays. L'expertise psychologique a mis en évidence une « addiction » à l'alcool et au cannabis, qui « fait qu'il est toujours à la recherche d'argent », selon l'expert. Sa « formation en nettoyage de vitres » avait été interrompue après des « vols d'alcool » et plusieurs épisodes d'« états d'ébriété ». L'expertise n'a toutefois relevé aucune « anomalie mentale ou psychique ».
Son parcours judiciaire comporte déjà une condamnation : en juillet 2026, il avait été reconnu coupable de « menaces » visant une jeune fille « témoin » dans la présente affaire. Ces faits s'étaient produits alors même qu'il était placé sous contrôle judiciaire dans l'attente de l'audience du 1er septembre.
Huit mois avec sursis probatoire
À l'audience, son avocate, Me Stéphanie Peltier, a demandé au tribunal de permettre à son client de « poursuivre sa dynamique positive ». Elle l'a décrit comme un jeune homme « vulnérable », accompagné par la Maison d'enfants à caractère social (MECS) du Couesnon, et ayant déposé un dossier auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) d'Ille-et-Vilaine. « Il veut bien faire mais je pense qu'il faut du temps pour qu'il intègre les règles, gageons que cette audience aura une vertu pédagogique sur lui », a-t-elle déclaré.
Le tribunal correctionnel de Rennes a prononcé une peine de huit mois d'emprisonnement assortie d'un sursis probatoire. Pendant deux ans, le condamné devra suivre des soins, exercer une activité professionnelle, régler les sommes dues au Trésor public et ne pas prendre contact avec la victime, sous peine d'incarcération.
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