Villiers-sur-Marne : le violeur en série présumé «a cédé à ses pulsions sexuelles»
Par la rédaction Le Rempart
Trois femmes ont été violées sous la menace d'un couteau près de la gare de Villiers-sur-Marne en un mois. Le suspect interpellé prétend avoir 17 ans et a été écroué après sa mise en examen.

Trois femmes agressées en l'espace d'un mois, toujours au même endroit : les abords de la gare de Villiers-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Un individu, un couteau, des victimes choisies sur son passage. La police a fini par interpeller le suspect fin juillet, et l'homme a été mis en examen puis écroué. Voilà pour les faits. La suite relève déjà de la mauvaise blague.
«J'ai cédé à mes pulsions»
Car l'individu a trouvé une explication. Pas une excuse, non, une explication : il aurait «cédé à ses pulsions sexuelles». Formule admirable, qu'on dirait sortie d'un manuel de développement personnel. Trois femmes traumatisées à vie, menacées avec une lame, et l'auteur présumé nous parle de pulsions, comme on évoquerait une fringale de minuit. On attend la conférence de presse sur sa souffrance intérieure.
Mieux encore, le suspect prétend avoir 17 ans. Prétend. Le conditionnel s'impose, car dans ce type de dossier, la minorité autoproclamée est devenue un grand classique. Elle ouvre droit à l'excuse atténuante, à la juridiction pour mineurs, à des peines plafonnées. Un calcul que même un délinquant sans le sou sait faire.
Trois viols, un mois, une gare
Pendant un mois, les femmes de Villiers-sur-Marne ont vécu avec la peur au ventre. Trois agressions aux abords d'une gare, un lieu que des milliers d'usagers empruntent chaque jour, censé être éclairé, fréquenté, surveillé. C'est dire le niveau de sentiment d'impunité qui règne dans certaines zones de banlieue francilienne. Les caméras, les patrouilles, les plans de sécurité : tout cela n'a pas empêché un homme de frapper trois fois.
Les victimes, elles, ne bénéficieront d'aucun doute sur leur âge ni d'excuse atténuante. Elles porteront ces agressions toute leur existence. Mais rassurons-nous : l'expertise psychiatrique du suspect viendra sans doute déceler en lui une victime de la société, et la machine judiciaire fera le reste.
L'excuse minoritaire, ce passeport doré
Reste à vérifier l'âge réel de l'intéressé. Les tests osseux, quand ils sont ordonnés, ont cette fâcheuse habitude de contredire les déclarations spontanées. Si le sieur a réellement 17 ans, il risque une peine maximale divisée par deux. S'il a menti, ce sera une fraude de plus dans un océan d'âges fantaisistes.
En attendant, trois femmes ont croisé le mauvais homme à la mauvaise heure, dans une gare de banlieue ordinaire. Et la justice, fidèle à elle-même, débattra bientôt davantage du parcours du suspect que du cauchemar des victimes. On connaît la chanson.
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