« Sales blancs », « mangeurs de porc » : six mois ferme pour un Algérien sous OQTF qui harcelait les policiers depuis plus d'un an
Par la rédaction Le Rempart
Un Algérien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français a été condamné à six mois de prison ferme pour avoir harcelé et insulté des policiers pendant plus d'un an, entre gestes d'égorgement et invectives racistes.
Un an de harcèlement, enfin sanctionné
L'affaire a de quoi laisser pantois. Un ressortissant algérien, déjà frappé d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF), vient d'écoper de six mois de prison ferme pour s'être livré, pendant plus d'un an, à un harcèlement méthodique des forces de l'ordre. Insultes à répétition, « sales blancs », « mangeurs de porc », et même des gestes d'égorgement adressés aux policiers : le répertoire était aussi ignoble que régulier.
Douze mois. Douze mois durant lesquels des fonctionnaires de police ont dû encaisser, patrouille après patrouille, les provocations d'un individu qui, juridiquement, n'aurait même plus dû se trouver sur le sol national. La sanction est enfin tombée, mais elle pose une question qui fâche : pourquoi avoir attendu si longtemps ?
Des faits graves, une impunité qui traîne
Les faits reprochés ne relèvent pas de la simple incivilité. Les insultes à caractère racial proférées contre des agents, assorties de gestes simulant un égorgement, constituent des infractions pénales caractérisées : outrage aggravé, menaces de mort, apologie de la violence. Un dossier épais, constitué au fil des mois par des victimes en uniforme qui ont patiemment consigné chaque épisode.
Le tribunal a tranché : six mois ferme. Une peine qui, au regard de la durée et de la gravité du harcèlement, en laissera plus d'un songeur. Mais au moins existe-t-elle, ce qui n'est pas si fréquent dans ce type de dossier où l'outrage aux forces de l'ordre se solde trop souvent par un rappel à la loi et une tape sur les doigts.
Et l'OQTF dans tout ça ?
Reste l'éléphant dans la salle : cet individu était sous le coup d'une OQTF. Autrement dit, l'État français lui avait déjà signifié de partir, et il est resté. Pendant que les préfectures empilent les obligations d'éloignement et que les taux d'exécution des OQTF restent désespérément bas, l'intéressé poursuivait tranquillement son activité d'importun public, la prison en bout de course plutôt que l'avion.
On nous expliquera que les procédures sont complexes, que les consulats rechignent à délivrer les laissez-passer. Certes. Mais pendant ce temps, ce sont des policiers qui paient l'ardoise, injure après injure, geste de découpe après geste de découpe.
Six mois ferme, donc. Une victoire minuscule, presque symbolique, face à un système qui met plus d'un an à réagir et qui, au bout du compte, peine encore à reconduire chez lui un étranger débouté. Le contribuable, lui, financera la détention. Comme toujours.
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