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Mortadon, l'influenceur qui cogne les chiens et se fait défendre par personne
Un député RN a saisi le tribunal après la diffusion d'une vidéo où l'influenceur algérien Mortadon frappe un chien réclamant des câlins en sortie de boîte de nuit. L'affaire a suscité une pétition massive.
L'animal s'approche, queue entre les jambes, quémandant un peu d'attention. La réponse ? Un coup de poing sec, filmé en story Snapchat, ponctué du rire de l'entourage. Bienvenue dans l'univers de Mortadon, Tiktokeur marseillais devenu célèbre pour ses gimmicks, désormais sous le feu des projecteurs pour des raisons moins glorieuses que ses chorégraphies hasardeuses.
Un "gimmick" de trop
La vidéo, captée en sortie de boîte de nuit, ne laisse planer aucun doute. Le chien, visiblement famélique et amical, tend le museau vers le groupe. Mortadon le repousse d'un direct du poing. Le tout est posté, partagé, commenté. L'indignation a fait le tour des réseaux avant de dépasser les frontières virtuelles. Une pétition en ligne, lancée sur MyPetition.org, réclame "justice pour ce pauvre chien" et a rapidement rassemblé des milliers de signatures. Le contribuable français, déjà saigné à blanc, se retrouve une fois plus à nettoyer les dégâts d'une "culture" importée qui confond buzz et barbarie. en voici le lien : Signer la pétition
Quand l'Assemblée s'en mêle
Face à l'inertie apparente des plateformes, toujours prompts à censurer un avis contrariant mais curieusement indulgentes envers la violence gratuite, Franck Allisio a décidé de saisir le tribunal. L'initiative, salutaire, pose une question plus large : faut-il vraiment un élu du Rassemblement National pour que la justice s'intéresse à la maltraitance animale quand l'auteur est un "influenceur" ? On imagine mal le traitement médiatique si l'agresseur avait été un chasseur de la ruralité française. Le deux poids deux mesures institutionnel et médiatique frappe encore, avec la régularité d'un métronome.
Marseille, encore
Le contexte local ne gagne pas à être ignoré. Mortadon a percé dans le sillage d'une scène marseillaise déjà ébréchée, celle du rappeur Jul et de son ex-manager assassiné en 2023, affaire où le silence et les "empêchements" ont trop souvent prévalu sur la vérité judiciaire. Ce n'est pas un hasard si les mêmes quartiers, les mêmes réseaux, les mêmes codes produisent tour à tour des "stars" des réseaux et des faits divers sanglants. L'État, paralysé par sa propre peur de stigmatiser, laisse pourrir des situations qui finissent par exploser au grand jour, sur Snapchat ou ailleurs.
L'influenceur, lui, a depuis limité ses apparitions. Ses partenaires commerciaux, eux, n'ont pas tous rompu. La moraline de façade des marques ne résiste guère au taux d'engagement. Quant à la justice, elle devra décider si frapper un chien désarmé relève de la bêtise crasse ou d'une infraction pénale. Le député RN, en tout cas, a choisi son camp. Ce n'est pas rien, dans un pays où trop d'élites préfèrent regarder ailleurs.
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