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Justice

Affaire Epstein : Yaël Braun-Pivet refuse d'évoquer une commission d'enquête et renvoie au gaspillage alimentaire

Par la rédaction Le Rempart

Interrogée sur l'affaire Epstein et l'éventualité d'une commission d'enquête, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a botté en touche, déclarant s'intéresser aux « vrais sujets, comme le gaspillage alimentaire ».

Affaire Epstein : Yaël Braun-Pivet refuse d'évoquer une commission d'enquête et renvoie au gaspillage alimentaire

La séquence, diffusée et commentée sur les réseaux sociaux, a suscité de vives réactions. Interrogée sur l'affaire Jeffrey Epstein, le financier américain condamné pour exploitation sexuelle de mineurs dont le réseau présumé continue d'alimenter les questions sur ses connexions internationales, Yaël Braun-Pivet n'a pas souhaité s'exprimer sur le fond.

Une réponse qui élude le sujet

À la question portant sur l'affaire Epstein et sur l'opportunité d'une commission d'enquête, la présidente de l'Assemblée nationale a répondu qu'elle préférait se consacrer aux « vrais sujets, comme le gaspillage alimentaire ». Une formulation perçue comme un refus pur et simple de traiter le dossier, alors que la fonction de présidente de l'Assemblée donne un rôle central dans la création des commissions d'enquête parlementaires.

Le dispositif de la commission d'enquête est justement l'un des principaux instruments dont dispose l'Assemblée nationale : il permet d'auditionner des témoins, de se faire communiquer des documents et de rendre publiques des conclusions sur des affaires d'intérêt général. Sa mise en place dépend des décisions prises au sein de l'institution, dont la présidence occupe une place stratégique.

Des réactions acerbes

La séquence a immédiatement circulé sur X, où le compte Union Nationale Populaire a publié un message au vitriol accusant la présidente de l'Assemblée de préférer « se taire et ne rien faire » plutôt que de « faire lever le voile ». Le tweet, signé d'un compte militant, affirme que « jamais les Français ne sauront la vérité » en l'absence de commission d'enquête, et s'accompagne d'accusations gravissimes et non étayées visant notamment l'ancien ministre Jack Lang, que Le Rempart ne relaie pas en l'état faute d'éléments probants.

Reste le fait central : face à une question portant sur l'un des plus grands scandales d'exploitation sexuelle de mineurs des dernières décennies, dont les ramifications supposées dépassent les frontières américaines, la première des personnalités de l'Assemblée nationale a choisi de répondre par le gaspillage alimentaire. Sur les réseaux, nombre d'internautes ont jugé la pirouette indigne du sujet et de la fonction.

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