Marseille : lors d'une manifestation lycéenne, un jeune cagoulé brûle le visage d'une jeune femme avec un spray enflammé
Par Rudy Levasseur
À Marseille, en marge des manifestations lycéennes, un émeutier cagoulé a brûlé le visage d'une jeune femme à l'aide d'un spray transformé en lance-flamme, alors qu'elle tentait de protéger un abri-bus.
La scène s'est déroulée à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, lors des manifestations lycéennes qui ont agité la ville. Selon Faits Divers, un émeutier muni d'une cagoule a brûlé volontairement une jeune femme sans défense au visage. L'agresseur s'est servi d'un spray comme d'un lance-flamme : le principe, bien connu, consiste à enflammer le jet d'un aérosol à l'aide d'un briquet pour projeter une flamme sur plusieurs dizaines de centimètres.
Un geste délibéré contre une victime désarmée
Le détail qui glace le sang tient en une phrase : la victime ne participait pas aux débordements. Elle voulait juste protéger l'abri-bus, rapporte Faits Divers. Autrement dit, une jeune femme s'est interposée face à la destruction d'un bien public et a payé de brûlures au visage ce réflexe de civisme élémentaire.
Ce n'est pas un détail. C'est le cœur de l'affaire. Quand celui qui défend le bien commun devient la cible, et celui qui saccage le hors-la-loi protégé par l'anonymat d'une cagoule, l'ordre des choses est inversé. On est loin, très loin, de la simple colère de jeunes contestataires.
Blocus lycéens : une escalade qui ne date pas d'hier
Cette agression ne tombe pas du ciel. Elle s'inscrit dans une séquence où les mobilisations lycéennes dérivent régulièrement en émeutes urbaines. À Pamiers, dans l'Ariège, la mobilisation lycéenne s'est aussi accompagnée d'incidents : une élève frappée au visage, des poubelles incendiées, des projectiles lancés sur les policiers, a rapporté La Dépêche. Ailleurs, des blocages ont donné lieu à des affrontements avec les forces de l'ordre.
Le procédé du spray transformé en lance-flamme, lui, n'est pas une improvisation isolée : il est documenté depuis des années dans les violences urbaines, et son usage contre une personne, à visage découvert et sans défense, relève d'une volonté de nuire difficilement contestable. Brûler le visage d'autrui, c'est viser ce qu'il y a de plus exposé, de plus identitaire chez un être humain. Ce n'est pas de la bousculade de manifestation, c'est de la barbarie.
La cagoule, symptôme d'une impunité recherchée
Le fait que l'agresseur soit cagoulé pose une question que la puissance publique ne peut plus esquiver. Depuis des années, le dissimulation du visage dans les manifestations est encadrée par la loi, précisément parce que l'anonymat est le meilleur allié de la violence. l'interdit n'a pas empêché ce jeune de commettre son geste à visage couvert.
Il restera à la justice d'identifier l'auteur, puis de répondre à une question simple : quelle peine pour un acte d'une telle gravité, commis contre une victime qui ne demandait rien à personne ? L'opinion est en droit d'attendre une réponse pénale à la hauteur. Car si brûler le visage d'une jeune femme qui protège un abri-bus reste un fait divers parmi d'autres, sans suite exemplaire, alors le message envoyé aux prochains émeutiers est limpide. Et c'est celui-là qu'il faut à tout prix éviter.
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