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Politique

Glucksmann, persuadé que Moscou veut sa peau : Poutine aurait « beaucoup à perdre » face à sa candidature pour 2027

Par la rédaction Le Rempart

Raphaël Glucksmann affirme, ce mardi 4 août 2026, être la cible d'une opération russe de « déstabilisation » impliquant l'usurpation d'identités de journalistes, dont celles de sa compagne Léa Salamé et d'Edwy Plenel. L'eurodéputé y voit la preuve que le Kremlin redouterait sa candidature à la présidentielle 2027.

Glucksmann, persuadé que Moscou veut sa peau : Poutine aurait « beaucoup à perdre » face à sa candidature pour 2027

Raphaël Glucksmann ne manque décidément jamais une occasion de se placer au centre de l'échiquier mondial. Ce mardi 4 août 2026, l'eurodéputé et cofondateur de Place publique a dénoncé ce qu'il présente comme une opération russe de « déstabilisation » dirigée contre sa personne, à quelques mois d'une possible candidature à l'élection présidentielle de 2027. Selon lui, Vladimir Poutine aurait « beaucoup à perdre » si jamais son nom figurait sur les bulletins. La modestie, visiblement, attendra un autre mandat.

Une campagne de désinformation documentée

Les faits, d'abord. Selon franceinfo, une opération d'ingérence russe a usurpé les noms de journalistes pour fabriquer de faux contenus visant l'eurodéputé et son entourage. « Tout y est faux », résume une journaliste dont l'identité a été détournée dans cette campagne. Parmi les cibles collatérales : Léa Salamé, compagne de Raphaël Glucksmann, et Edwy Plenel, fondateur de Mediapart, dont les noms ont été utilisés pour donner une fausse crédibilité aux intox. Le procédé est connu des spécialistes de la désinformation : copier les codes de médias réputés pour faire passer des inventions grossières pour des scoops.

« Les sbires du Kremlin »

Face à cette offensive, l'ancien candidat aux européennes de 2024 a choisi la posture martiale. « Nous ne laisserons pas les sbires du Kremlin ébranler notre démocratie », a-t-il déclaré, reprenant une rhétorique de résistance qui lui a souvent servi de marque de fabrique. La formulation est relayée par plusieurs rédactions, du Monde à Sud Ouest en passant par Boursorama, toutes promptes à transformer l'épisode en affaire d'État. Reste que l'ampleur réelle de la campagne, ses relais effectifs et son audience véritable n'ont, à cette heure, fait l'objet d'aucune quantification publique sérieuse.

L'art de transformer l'attaque en argument de campagne

Car il faut le dire crûment : cette affaire arrange singulièrement le principal intéressé. Être désigné comme l'homme que le Kremlin craint le plus, voilà une carte de visite en or à douze mois d'une élection où il peine encore à exister dans les sondages nationaux. Faire de soi-même la cible préférée de Moscou, c'est s'acheter une stature présidentielle à bas prix, sans avoir à convaincre un seul électeur de banlieue ou de ruralité. La victime devient héros, et le héros devient candidat. On connaît la mécanique.

Un agenda bien rempli, entre incendies et intrigues

L'épisode intervient alors que l'eurodéputé multiplie les déplacements de terrain. Il est attendu ce mercredi 12 août à Jonquières et Coustouges, dans l'Aude, où des incendies ont récemment ravagé la région. Une séquence classique du candidat en embuscade : solidarité avec les sinistrés le mercredi, géopolitique kremlinesque le mardi. L'échéance de 2027 approche, et chaque actualité semble bonne pour rappeler que Raphaël Glucksmann existe. Que la Russie mène réellement des opérations d'ingérence en France, personne de sérieux ne le nie. Qu'elle tremble spécifiquement devant sa candidature, en revanche, relève d'un scénario que même ses admirateurs les plus fidèles auront du mal à avaler sans sourire.

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