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Justice

Toulouse : l'agresseur au couteau des policiers échappe à la garde à vue, direction l'hôpital psychiatrique

Par la rédaction Le Rempart

La garde à vue de l'homme qui a attaqué des policiers au couteau à Toulouse a été levée. La justice a décidé de le transférer dans un centre psychiatrique, estimant que son état de santé ne permettait pas la poursuite de la procédure pénale.

Toulouse : l'agresseur au couteau des policiers échappe à la garde à vue, direction l'hôpital psychiatrique

Il aura donc fallu moins de temps à cet homme pour sortir du dispositif pénal que pour y entrer. L'auteur de l'attaque au couteau contre des policiers à Toulouse a vu sa garde à vue levée, a-t-on appris de source judiciaire. La justice a ordonné son transfert dans un centre psychiatrique, considérant que son état ne lui permettait pas de répondre de ses actes dans le cadre d'une procédure classique.

Ce que l'on sait des faits

Les faits se sont déroulés à Toulouse, où l'individu s'en est pris au couteau à des forces de l'ordre. Interpellé sur place, il avait été placé en garde à vue, la mesure habituelle en pareil cas, le temps pour les enquêteurs de faire la lumière sur les circonstances de l'agression et sur la personnalité de son auteur.

Cette garde à vue n'aura pas duré. Après examen, les autorités judiciaires ont jugé que l'état psychiatrique du mis en cause était incompatible avec la poursuite de la mesure. Résultat : levée de la garde à vue et hospitalisation, selon un schéma prévu par le code de procédure pénale lorsque la santé mentale du gardé à vue l'exige. Un expert ou un médecin doit, en pareille hypothèse, attester que la mesure de garde à vue n'est pas compatible avec l'état de la personne.

L'hôpital plutôt que le tribunal

Sur le plan juridique, ce basculement n'a rien d'extraordinaire. Lorsqu'un désordre psychiatrique est constaté, le code pénal prévoit que la responsabilité pénale peut être altérée, voire abolie (article 122-1), ouvrant la voie à une hospitalisation d'office plutôt qu'à un procès. Le parquet, lui, conserve la possibilité de poursuivre l'enquête sur les faits eux-mêmes.

Reste que la séquence laisse un goût amer. Des policiers ont été attaqués à l'arme blanche, au mépris de leur vie, et la réponse immédiate de l'institution se résume à une ambulance vers une unité psychiatrique. Certes, soigner les déséquilibrés est une nécessité. Encore faudrait-il que cette réalité clinique ne serve pas, une fois de plus, de porte de sortie commode à une justice qui peine déjà à protéger ceux qui la servent en première ligne.

Une question qui revient sans cesse

Car le problème est connu : les agressions de policiers par des individus présentés comme déséquilibrés se succèdent, et le constat est toujours le même. Ni la prise en charge psychiatrique, ni le suivi judiciaire ne semblent à la hauteur. Les syndicats de police réclament depuis des années des réponses fermes et des moyens hospitaliers réels, pas des transferts expédiés faute de places.

À cette heure, l'enquête se poursuit pour établir précisément le déroulé de l'attaque et le profil de son auteur. Les policiers visés, eux, attendent autre chose que des certificats médicaux.

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