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Tewfik Boualag, terroriste de Daech bloqué en France : Alger ne veut pas de lui, nous non plus

Par la rédaction Le Rempart

Tewfik Boualag, ancien terroriste de Daech, souhaite quitter la France pour l'Algérie. Problème : Alger refuse de le reprendre. Il restera donc sur le territoire national, révèle France 3 Régions ce 12 août 2026.

Tewfik Boualag, terroriste de Daech bloqué en France : Alger ne veut pas de lui, nous non plus

C'est une information qui devrait faire bondir n'importe quel Français normalement constitué. Tewfik Boualag, ancien terroriste de Daech, souhaite quitter la France pour regagner l'Algérie. Bonne nouvelle, pourrait-on croire. Sauf que l'affaire vient de s'écraser sur un obstacle de taille : Alger refuse purement et simplement de le récupérer. Résultat, révélé par France 3 Régions ce 12 août 2026 : l'individu restera sur le territoire national. Chez nous. Avec nous.

Un départ souhaité, un refus algérien

Selon la presse régionale, Boualag lui-même voulait partir. Le schéma semblait limpide : un ressortissant algérien, passé par les rangs de l'organisation État islamique, retourne dans son pays d'origine. C'est d'ailleurs ce que prévoit la logique la plus élémentaire en matière d'éloignement des étrangers dangereux. Mais l'Algérie, comme à son habitude, joue la montre et ferme ses frontières à ses propres nationaux dès lors qu'ils encombrent. Sans consentement d'Alger, sans la délivrance des documents nécessaires au retour, impossible de renvoyer l'intéressé. Le voilà donc bloqué en France, à la charge du contribuable et, surtout, dans le paysage de la menace intérieure.

La leçon d'Alger à Paris

Le tableau est savoureux, si l'on ose dire. L'Algérie refuse de reprendre un terroriste de Daech, et la France, elle, se résigne à le garder. Les autorités algériennes maîtrisent visiblement un art que nos gouvernants semblent avoir oublié : dire non quand leur sécurité nationale est en jeu. Pendant ce temps, Paris continue d'accumuler sur son sol des individus fichés, radicalisés, passés par la filière djihadiste, faute de laisser-passer consulaires que Alger n'a aucune intention de signer.

Combien de Boualag encore ?

La question mérite d'être posée frontalement : combien de cas similaires dorment dans les tiroirs du ministère de l'Intérieur ? Chaque refus algérien se traduit concrètement par une présence prolongée sur le territoire, une surveillance à organiser, des moyens de police et de renseignement mobilisés. Le contribuable français finance, une fois de plus, l'intransigeance d'un pays tiers et la mollesse de sa propre diplomatie. À quand des contreparties exigées, visas suspendus, coopération conditionnée ? Pour l'heure, Tewfik Boualag reste parmi nous. Et Alger, manifestement, s'en félicite.

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