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Présidentielle 2027 : Xavier Bertrand fait la course... en voiture sur le Tour de France

Pendant que le pays s'interroge, Xavier Bertrand, lui, carbure. À l'arrière d'une voiture du Tour de France. Voilà la méthode.

La classe politique française a décidément un rapport particulier avec le sport. On avait vu des élus dans les tribunes de Roland-Garros, d'autres au bord des terrains de foot, voici maintenant Xavier Bertrand installé dans une voiture du Tour de France, sourire aux lèvres, pendant que la Grande Boucle 2026 refermait son chapitre avec le cinquième sacre de Tadej Pogacar et le triomphe de Mathieu van der Poel sur les Champs-Elysées. Faut-il y voir autre chose qu'une passion soudaine pour le cyclisme ? Permettez-nous d'en douter.

Un tour de piste avant le grand saut

À quelques mois d'une présidentielle 2027 qui s'annonce déjà comme un marathon de candidatures, l'ancien président des Hauts-de-France soigne son image. L'homme qui n'a jamais digéré son élimination de la primaire LR de 2021 multiplie les signaux : la veille, les indiscrets du JDD le plaçaient chez les Chirac, en pèlerinage opportun. La boucle est bouclée, dira le mauvais esprit. L'ancienne garde républicaine de droite est officiellement en campagne, et elle ne craint pas le ridicule de la photo en plein air.

Le calcul est simple. Le Tour, c'est des millions de téléspectateurs, des routes de province traversées, l'électeur moyen au bord du chemin avec sa casquette et sa merguez. Rien de mieux pour un politicien en quête de popularité qu'une caravane publicitaire à échelle humaine. Seul bémol : pendant ce temps, le pays fait face à ses vrais problèmes, et on ne voit pas trop ce que la voiture balai apportera à la réforme des retraites ou à l'insécurité.

La bataille de la visibilité est lancée

À gauche, on ne chôme pas non plus : la primaire de la gauche unie est déjà calée au 11 octobre 2026, avec la promesse solennelle de remporter l'Elysée. Bref, tout le monde s'échauffe, chacun dans sa catégorie. Bertrand, lui, a choisi le contre-la-montre médiatique, loin des débats d'idées, au plus près des caméras.

On pourra toujours objecter qu'un homme politique a le droit d'aimer le vélo. Certes. Mais quand la présence sur la course ressemble à s'y méprendre à un meeting roulant subventionné par l'audience du service public, le contribuable est en droit de s'interroger sur le mélange des genres. La droite républicaine, si elle veut exister en 2027, devra un jour sortir des voitures suiveuses et proposer un cap. Pour l'instant, elle suit le peloton. Littéralement.

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