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Justice

À Lyon, un homme de 39 ans aspergeait des femmes de sperme dans les transports : il comparaîtra devant la justice

Par la rédaction Le Rempart

Un homme de 39 ans est soupçonné d'avoir rempli une seringue de sperme pour en asperger des femmes dans les transports en commun lyonnais. Interpellé, il devra répondre de ses actes devant la justice.

À Lyon, un homme de 39 ans aspergeait des femmes de sperme dans les transports : il comparaîtra devant la justice

Les faits font froid dans le dos. Un homme de 39 ans est soupçonné d'avoir sévi dans les transports en commun de Lyon en répandant du sperme sur des femmes, à l'aide d'une seringue qu'il remplissait lui-même. Une méthode aussi sordide que préméditée, qui a conduit à son interpellation et à l'ouverture d'une procédure judiciaire. L'homme comparaîtra devant la justice pour répondre de ses agissements.

Un mode opératoire glaçant

Selon les informations de la presse locale, le mis en cause ne s'en prenait pas aux passantes de manière impulsive. Il préparait ses agressions : une seringue remplie de sperme, des victimes choisies parmi les femmes empruntant le réseau de transport de l'agglomération lyonnaise, et un geste furtif au milieu de la foule. Difficile d'imaginer la détresse des victimes découvrant, parfois après coup, la nature de ce qu'on venait de projeter sur elles.

Les plaintes déposées ont permis aux enquêteurs de remonter jusqu'au suspect. L'homme, âgé de 39 ans, a été interpellé et devra désormais s'expliquer devant les magistrats. À ce stade, la procédure suit son cours et le parquet de Lyon est saisi du dossier. Le montant des peines encourues dépendra de la qualification retenue, qui pourrait relever de l'agression sexuelle, les gestes dénoncés s'apparentant à des atteintes sexuelles sur des personnes sans consentement.

Des transports devenus terrain de chasse

Car c'est bien de cela qu'il s'agit : un espace public quotidien, métro ou bus bondé aux heures de pointe, transformé en terrain de chasse pour un prédateur méthodique. Les femmes qui prennent les transports lyonnais pour aller travailler le savent depuis longtemps : entre les mains baladeuses, le harcèlement et les remarques, le trajet du matin ressemble parfois à un parcours du combattant. Voilà désormais qu'il faut ajouter la seringue au tableau de chasse.

La justice devra être à la hauteur

On attend maintenant de voir comment la justice traitera ce dossier. Car l'habitude est prise : entre les classements sans suite, les rappels à la loi et les peines aménagées, les victimes d'atteintes sexuelles dans les transports repartent souvent avec le sentiment tenace que leur agresseur s'en tire à bon compte. Un homme de 39 ans, en pleine possession de ses moyens, qui prépare une seringue avant de monter dans un bus ne commet pas une erreur de jeunesse. Il commet une agression calculée.

Les Lyonnaises méritent autre chose qu'une réponse pénale en peau de chagrin. La comparution de ce suspect sera un test : celui de la capacité de notre justice à traiter sérieusement des faits que le langage commun qualifierait, sans procès d'intention, de pur dégoût assorti d'une atteinte à la dignité. Les victimes, elles, n'ont pas choisi leur trajet. Elles attendent que la République protège celles qui l'empruntent.

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