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Justice

Rima Hassan et Salah Hamouri veulent « abroger toutes les infractions liées au terrorisme » en France

Par la rédaction Le Rempart

L'eurodéputée LFI Rima Hassan et l'avocat Salah Hamouri ont déclaré, lors d'une conférence sur la Palestine, vouloir « abroger toutes les infractions liées au terrorisme en France ». Une sortie qui intervient alors que la juriste franco-palestinienne doit comparaître le 7 juillet 2026 pour apologie du terrorisme.

Rima Hassan et Salah Hamouri veulent « abroger toutes les infractions liées au terrorisme » en France

On croyait avoir tout entendu de la part de la gauche radicale. C'était compter sans l'imagination débridée de Rima Hassan et Salah Hamouri. Lors d'une conférence consacrée à la Palestine, l'eurodéputée La France insoumise et l'avocat franco-palestinien ont déclaré vouloir « abroger toutes les infractions liées au terrorisme en France ». Toutes. Pas une disposition épingle le doigt, pas un aménagement ciblé : la suppression pure et simple de l'arsenal pénal antiterroriste, celui-là même forgé après des décennies d'attentats sur le sol national.

Un contexte qui en dit long

La sortie ne tombe pas du ciel. Elle intervient dans une période où les deux militants multiplient les démêlés avec l'autorité judiciaire et administrative. Le 18 novembre 2024, la conférence de Salah Hamouri, intitulée « Les espaces de la résistance palestinienne entre occupation, prison et exil » et organisée par le collectif Urgence Palestine dans la banlieue de Lyon, avait été interdite par la préfecture du Rhône pour risque de trouble à l'ordre public. Le lendemain, mardi 19 novembre, le directeur de Sciences Po Paris, Luis Vassy, interdisait à son tour la conférence de Rima Hassan prévue le 22 novembre, pour les mêmes motifs.

Surtout, Rima Hassan est convoquée le 7 juillet 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris pour apologie du terrorisme. En cause : un tweet du 26 mars 2026 citant Kōzō Okamoto, ancien membre de l'Armée rouge japonaise, auteur du massacre de l'aéroport de Lod. La citation incriminée : « J'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu'il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir. » Demander l'abrogation des infractions terroristes quand on est soi-même poursuivi pour apologie du terrorisme, voilà qui ressemble furieusement à une défense préventive habillée en combat politique.

Quinze procédures et un soutien de luxe

Selon L'Humanité, l'eurodéputée a déjà fait l'objet de quinze procédures judiciaires, dont treize classées sans suite. Un bilan que ses partisans présentent comme la preuve d'un harcèlement, et que d'autres liront comme la trace d'une ligne politique flirtant obstinément avec les limites du code pénal. Une tribune de soutien signée par plus de 200 personnalités, parmi lesquelles Christiane Taubira, Rony Brauman, Judith Butler ou encore Nicolas Mathieu, a été publiée dans les colonnes du quotidien communiste.

Reste la question de fond, celle que l'insoumission préfère noyer sous les tribunes de galerie. Les infractions liées au terrorisme, ce sont les textes qui permettent de poursuivre le financement des filières djihadistes, l'apologie des attentats, l'association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. Les effacer du code pénal, c'est désarmer l'État face à ceux qui ont ensanglanté le Bataclan, Nice ou Conflans. Que cette proposition émane d'une élue de la République et d'un avocat, au nom de la « résistance », en dit long sur la dérive d'une gauche qui confond désormais militantisme et permis de tout dire.

Le contribuable, lui, appréciera de savoir qu'une partie de ses représentants au Parlement européen consacre son énergie à vider de sa substance l'arsenal antiterroriste français. On attendait une clarification de LFI. On a eu une surenchère.

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