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Insolite

"Le défi brun" : des jeunes défèquent volontairement dans les parcs aquatiques pour provoquer leur fermeture

Par la rédaction Le Rempart

Plusieurs piscines et parcs aquatiques en France ont dû être évacués ces derniers temps à cause d'un nouveau défi TikTok, surnommé "le défi brun" : des jeunes défèquent volontairement dans l'eau pour déclencher la fermeture des bassins.

"Le défi brun" : des jeunes défèquent volontairement dans les parcs aquatiques pour provoquer leur fermeture

C'est un phénomène qui aurait du mal à être plus répugnant. Surnommé "le défi brun", un nouveau challenge circulant sur TikTok pousse des jeunes à déféquer volontairement dans les bassins de piscines et parcs aquatiques en France, dans le seul but de provoquer leur évacuation et leur fermeture. Plusieurs établissements ont déjà dû vider leurs bassins, selon les informations remontées de la presse.

Un mécanisme rodé et nuisible

Le principe est d'une simplicité affligeante : un individu se soulage dans l'eau, souvent en se filmant ou en laissant ses complices documenter la scène, puis la vidéo est publiée sur les réseaux sociaux. Or la réglementation sanitaire française est sans appel : toute présence de matière fécale dans un bassin impose l'évacuation immédiate des nageurs et la fermeture du bassin concerné, le temps d'une désinfection complète. Chlore renforcé, analyse de l'eau, parfois vidange partielle : la remise en service peut prendre plusieurs heures, voire une journée entière, pénalisant des centaines d'usagers qui n'ont rien demandé.

Plusieurs parcs aquatiques et piscines publiques ont déjà subi ce scénario ces dernières semaines, à cette heure sans que les autorités n'aient communiqué de bilan national consolidé. Les exploitants, eux, tirent la sonnette d'alarme face à des incidents qui se répètent et qui semblent coordonnés par la viralité propre à TikTok, où la recherche du buzz récompense les provocations les plus crasseuses.

Le contribuable paie la facture

Qui règle l'addition ? Toujours les mêmes. Pour les piscines municipales, ce sont les finances publiques locales qui absorbent le coût du traitement de l'eau, du personnel mobilisé et des recettes perdues. Pour les parcs privés, ce sont les familles, remboursées ou non, qui voient leur sortie gâchée par un adolescent en quête de vues. Chaque fermeture représente un préjudice bien réel : personnel réquisitionné, produits de traitement, clientèle éconduite.

Sur le plan juridique, les auteurs ne sont pas intouchables. Selon les circonstances, ces actes peuvent relever de la dégradation de bien, d'atteinte à l'hygiène publique, voire de mise en danger d'autrui, des qualifications qui exposent leurs auteurs, ou leurs parents s'ils sont mineurs, à des poursuites et à des demandes de dommages et intérêts de la part des exploitants.

Quand la bêtise devient un modèle économique

Reste une question que nos élites préfèrent éluder : que fait TikTok ? La plateforme, experte en excuses dès qu'on lui demande de modérer, continue de rémunérer en visibilité les comportements les plus dégradants. On attendra donc, sans trop d'illusions, que les pouvoirs publics imposent enfin aux réseaux sociaux une vraie responsabilité, et que les auteurs de ces méfaits soient identifiés et poursuivis, au lieu de faire de leurs vidéos des tremplins de notoriété. En attendant, ce sont les nageurs et les contribuables qui trinquent.

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