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Économie

France Télévisions fait la promotion d'une rappeuse affichant un collier « ACAB »

Par la rédaction Le Rempart

France Télévisions a donné une visibilité à la rappeuse 2L, proche de la mouvance antifasciste, qui s'affiche avec un collier portant l'inscription « ACAB », slogan hostile aux forces de l'ordre. Le passage n'a pas manqué de faire réagir.

France Télévisions fait la promotion d'une rappeuse affichant un collier « ACAB »

La télévision publique a encore frappé. France Télévisions, financée par la contribution à l'audiovisuel public puis désormais par une fraction de la TVA prélevée sur l'ensemble des ménages, a offert une tribune à la rappeuse 2L, figure associée à la mouvance antifa. Problème : l'artiste s'affiche avec un collier « ACAB », acronyme anglais de « All Cops Are Bastards », autrement dit « tous les flics sont des bâtards ». Un slogan né dans les marges hooliganes et punk, devenu l'étendard des cortèges radicaux, et que la policière ou le gendarme qui paie sa redevance via ses impôts appréciera à sa juste valeur.

Ce que diffuse le service public

Selon les images qui ont circulé, la rappeuse ne cache rien : le bijou est porté ostensiblement, visible à l'écran, sans qu'aucune mise en contexte ni distance critique ne soit apportée par le diffuseur. Aucun présentateur ne semble avoir jugé utile de rappeler que l'outrage à agent est un délit prévu par l'article 433-5 du Code pénal, ni que ce slogan a été scandé lors de nombreuses émeutes urbaines où des policiers ont été blessés. France Télévisions, dont la mission est pourtant encadrée par un cahier des charges fixé par la loi et contrôlé par l'Arcom, se contente visiblement de laisser passer.

Un slogan, une signification assumée

L'entourage de l'artiste ne plaide pas l'ignorance : 2L assume son ancrage dans la galaxie antifasciste, où l'hostilité à la police est un marqueur identitaire revendiqué. Le sigle ACAB n'est pas une coquetterie esthétique. Il désigne les 250 000 policiers et gendarmes français comme des « bâtards ». À l'heure où les forces de l'ordre affrontent une violence urbaine croissante et où les attaques contre les commissariats et les gendarmeries se multiplient, la complaisance médiatique a des allures de signal envoyé.

Qui paie, et qui décide ?

C'est là que l'affaire devient politique. L'audiovisuel public coûte environ 3,8 milliards d'euros par an aux Français. Son cahier des charges lui impose pluralisme, indépendance et respect de l'intérêt général. Diffuser sans recul une artiste promouvant un slogan injurieux envers les agents de l'État, est-ce là le « service public de l'audiovisuel » ? L'Arcom, gendarme du secteur, peut être saisie par tout téléspectateur. Les parlementaires, eux, disposent de la commission des finances pour interroger la direction du groupe.

La routine des élites culturelles

On objectera la liberté de création. Soit. Mais la liberté de création n'oblige pas le contribuable à financer la promotion d'un discours de haine anti-flics sur la chaîne de tous les Français. À quand, sur France 2 ou France 3, un artiste arborant un symbole insultant pour les professeurs, les soignants ou les magistrats ? La question est rhétorique : tout le monde connaît la réponse. Il y a les cibles acceptables dans les rédactions, et les autres.

À cette heure, France Télévisions n'a pas présenté d'excuses ni annoncé de mesure particulière. Le silence, au moins, est gratuit. C'est déjà ça d'économisé.

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