Aulnay-sous-Bois : un imam appelle à frapper les enfants qui refusent de prier, la préfecture ferme la mosquée
Par la rédaction Le Rempart
La préfecture de Seine-Saint-Denis a ordonné la fermeture d'une mosquée d'Aulnay-sous-Bois pour 6 mois après les prêches d'un imam appelant les parents à frapper leurs enfants réticents à la prière. Une décision prise au titre de la lutte contre l'idéologie radicale.

La scène se passe à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, et elle a de quoi glacer n'importe quel parent normalement constitué. Du haut de sa chaire, un imam a enjoint aux fidèles de frapper leurs enfants si ceux-ci refusaient d'accomplir la prière. Pas une métaphore, pas une image pieuse égarée dans un prêche : une consigne explicite, adressée aux pères et mères présents dans la salle.
La réponse de l'État n'a pas traîné. La préfecture de Seine-Saint-Denis a prononcé la fermeture de la mosquée concernée pour 6 mois (seulement), invoquant la diffusion d'une idéologie radicale incompatible avec les valeurs de la République. Un coup d'arrêt administratif qui s'inscrit dans le dispositif prévu par la loi renforçant le respect des principes de la République, dite loi séparatisme, qui permet aux préfets de fermer les lieux de culte où sont proférés des propos appelant à la violence ou à la discrimination.
Des appels à la violence sur mineurs
Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Demander à des parents d'exercer des violences physiques contre leurs propres enfants, pour une prière refusée, ce n'est pas de la catéchèse un peu rude. C'est une incitation aux violences sur mineurs, ce que le code pénal réprime sans la moindre ambiguïté, quelles que soient les justifications religieuses avancées. Le seuil n'était pas discutable : il était franchi, et largement.
La fermeture administrative permet de couper immédiatement le micro au prédicateur, le temps que l'enquête fasse son œuvre. Reste à savoir si des poursuites judiciaires suivront contre l'imam lui-même, et si les services sociaux se pencheront sur les familles ayant pu appliquer ces consignes. À cette heure, l'autorité préfectorale n'a pas détaillé les suites envisagées.
Le réflexe préfectoral, enfin
On saluera, pour une fois, que le réflexe administratif ait fonctionné. Combien de signalements restés lettre morte, combien de sermons surveillés sans conséquence, avant que la machine ne se mette en marche ? Dans le 93, département où les fermetures de mosquées radicales se comptent sur les doigts de deux mains depuis plusieurs années, chaque décision de ce type confirme ce que les rapports des services renseignent depuis longtemps : l'islamisme de quartier ne recule pas tout seul.
Mais une fermeture ne suffit pas. Un prédicateur délogé peut réapparaître ailleurs, dans une salle de prière de fortune, un sous-sol, une association culturelle aux statuts complaisants. Le contrôle des lieux de culte, le suivi des imams étrangers ou formés à l'étranger, la dissolution rapide des structures qui les accueillent : voilà le triptyque que les préfets devraient appliquer systématiquement, et pas seulement quand un sermon franchit la ligne de la violence physique.
Ce que dit ce prêche de la République
Il y a quelque chose d'emblématique dans cette affaire. Des enfants français, scolarisés dans le primaire et le collège de la République, que l'on menace de coups à la sortie de l'école au nom d'un dogme. Voilà où mène trente ans de lâcheté face au communautarisme. La fermeture de la mosquée est un premier pas. La protection de ces enfants, elle, ne fait que commencer.
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