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Politique

Nouvelle plainte contre Sébastien Delogu : son ex-épouse dénonce de nombreux impayés de pension alimentaire

Par la rédaction Le Rempart

L'ex-épouse du député LFI Sébastien Delogu a déposé plainte contre lui à la fin juillet, dénonçant des impayés de pension alimentaire et un conflit autour de leur fils. Une affaire de plus pour l'élu marseillais, déjà cité dans huit procédures.

Nouvelle plainte contre Sébastien Delogu : son ex-épouse dénonce de nombreux impayés de pension alimentaire

Une plainte déposée fin juillet

La vie judiciaire de Sébastien Delogu ressemble de plus en plus à un feuilleton dont on se demande quand il se terminera. Selon les informations du JDD, l'ex-épouse du député insoumis des Bouches-du-Rhône a déposé plainte contre lui aux alentours du 22 juillet, sur fond de conflit familial et d'impayés de pension alimentaire.

Les faits remontent à un épisode conflictuel autour de leur fils. Le parlementaire aurait voulu récupérer ses enfants avant de repartir avec son fils. Son ex-épouse l'aurait alors menacé, puis se serait rendue au commissariat pour porter plainte. Le député aurait finalement ramené l'enfant dans la nuit. Dans sa déposition, la plaignante aurait également dénoncé de nombreux impayés de pension alimentaire, un grief qui donne toute son ampleur à cette procédure.

Interpellation policière oblige, Sébastien Delogu a été convoqué au commissariat le 11 août. Il a tout simplement refusé de s'y présenter. Il a fallu attendre le 26 août, soit deux semaines plus tard, pour que l'élu daigne répondre à une nouvelle convocation. Une manière comme une autre d'illustrer le respect que le député insoumis accorde aux convocations de la police qu'il dénonce à longueur de tweets.

Une séquence judiciaire très chargée

Cette plainte survient dans une période déjà particulièrement mouvementée pour le député marseillais. Le 24 août, deux jours avant sa convocation, une violente altercation l'a opposé à trois policiers venus interpeller un homme soupçonné du vol d'une montre dans l'immeuble où il réside à Marseille. Sébastien Delogu s'était interposé, affirmant que les fonctionnaires n'avaient pas décliné leur identité, avant que la situation ne dégénère.

Placé en garde à vue le jeudi 27 août, il en est sorti dans la soirée et comparaîtra le 13 novembre prochain pour outrages à personnes dépositaires de l'autorité publique. De quoi remplir un agenda judiciaire déjà bien fourni.

L'intéressé, lui, dénonce « une campagne médiatique de dénigrement, alimentée par des fuites policières mensongères tout au long de la procédure ». Et comme toujours dans ces cas-là, Jean-Luc Mélenchon a volé à son secours sur X, dénonçant un « acharnement » policier : « À Marseille, la “police nationale” s'acharne sur Sébastien Delogu. Elle le provoque, l'humilie, le pourchasse, abuse de son pouvoir. Cette organisation policière sera révisée de la cave au grenier si nous gagnons en 2027. » On connaît la rengaine : quand un insoumis est mis en cause, c'est forcément la faute de la police.

Huit procédures, mais c'est la faute des policiers

Car le problème, c'est que l'accumulation commence à rendre la thèse du complot un peu indigeste. Sébastien Delogu a déjà été condamné pour des violences commises en 2023 contre une conseillère principale d'éducation à Marseille. Le 21 octobre, il comparaîtra par ailleurs dans une affaire de diffusion de documents privés volés à un chef d'entreprise, ancien président du Crif Marseille-Provence.

Au total, le nom du député apparaît publiquement dans huit affaires ou procédures le mettant directement en cause. Une condamnation pénale à ce jour, deux comparutions prévues les 21 octobre et 13 novembre, et désormais cette nouvelle plainte de son ex-épouse pour impayés de pension alimentaire. Difficile, face à une telle litanie, de réduire l'ensemble à un simple « acharnement policier ». À moins que son ex-épouse, la conseillère d'éducation et le chef d'entreprise ne soient eux aussi des agents provocateurs de la police nationale. Chez LFI, tout est possible.

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