Salaire de Bally Bagayoko à la RATP : plus de 6 000 € brut par mois
Par Dimitri Scudo
Combien gagnait Bally Bagayoko à la RATP ? Plus de 6 000 € brut mensuels selon Le Canard enchaîné. Le maire LFI de Saint-Denis y avait été recruté en 2000 sans concours ni entretien.
Un recrutement à la RATP « sans concours ni entretien »
Selon les informations rapportées par Le Canard enchaîné, Bally Bagayoko aurait intégré la RATP en 2000 sans passer ni concours ni entretien d’embauche.
Cette version est notamment corroborée par Jacques Marsaud, ancien dirigeant de la RATP, qui reconnaît avoir proposé lui-même son recrutement. Celui-ci explique que cette embauche s’inscrivait dans une politique visant à favoriser davantage de diversité au sein des cadres de l’entreprise publique. (The Epoch Times)
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Dans un établissement public comptant près de 70 000 salariés, où de nombreux recrutements passent traditionnellement par des procédures internes particulièrement encadrées, cette révélation suscite des critiques de la part de ceux qui dénoncent un traitement privilégié.
Une rémunération dépassant les 6 000 € mensuels
Au fil de sa carrière, Bally Bagayoko est devenu cadre à la RATP.
Selon les documents cités par Le Canard enchaîné, sa rémunération aurait dépassé les 6 000 euros bruts mensuels, en intégrant le treizième mois ainsi que différentes primes. L’intéressé confirme lui-même ce niveau de rémunération. (Valeurs actuelles)
À ce salaire venaient s’ajouter, selon les périodes, les indemnités liées à ses différents mandats d’élu.
Une longue carrière politique menée parallèlement
Le point le plus discuté concerne le cumul entre cette activité salariée et un agenda politique particulièrement chargé.
Au cours des années, Bally Bagayoko a exercé plusieurs responsabilités publiques :
- conseiller municipal de Saint-Denis ;
- adjoint au maire ;
- conseiller départemental ;
- vice-président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis ;
- candidat puis maire de Saint-Denis en 2026 ;
- président de Plaine Commune depuis avril 2026. (Wikipédia)
Pour de nombreux observateurs, la question n’est pas tant juridique que pratique : comment exercer simultanément un emploi de cadre à temps plein dans une entreprise de transport francilienne tout en assumant des fonctions politiques réputées extrêmement prenantes ?
Une hausse de 102 % des indemnités municipales en 2015
L’enquête rappelle également un épisode datant de 2015.
Après avoir perdu son mandat départemental, Bally Bagayoko aurait bénéficié d’une augmentation de 102 % de ses indemnités d’adjoint au maire, augmentation votée par la majorité municipale communiste de l’époque.
Cette hausse venait compléter son salaire de la RATP, maintenant ainsi un niveau élevé de revenus malgré la perte d’une partie de ses indemnités électives. (Valeurs actuelles)
Des interrogations jusque dans la direction de la RATP
Les révélations ne s’arrêtent pas là.
Selon les documents consultés par Le Canard enchaîné, des échanges de SMS datant de janvier 2025 montrent que la situation professionnelle de Bally Bagayoko préoccupait également certains responsables de la RATP.
Ces échanges impliqueraient notamment Sylvain Durand, alors directeur de cabinet de Jean Castex à la tête de la RATP, ainsi que David Lebon, directeur de cabinet du maire socialiste Mathieu Hanotin.
Dans ces messages, Bally Bagayoko est décrit comme un salarié « engagé et investi ». Les échanges montrent également que certains responsables craignaient surtout les conséquences médiatiques qu’une éventuelle polémique pourrait avoir pour l’image de la RATP. (Valeurs actuelles)
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