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Politique

Bally Bagayoko : un salaire de plus de 6 000 € à la RATP, un recrutement sans concours et des années de cumul avec ses mandats… les révélations qui embarrassent le nouveau maire LFI de Saint-Denis

Par la rédaction Le Rempart

L’affaire fait grand bruit depuis les révélations publiées par Le Canard enchaîné, reprises par plusieurs médias nationaux. Bally Bagayoko, maire La France insoumise (LFI) de Saint-Denis depuis mars 2026 et président de Plaine Commune, est aujourd’hui au cœur d’une polémique portant sur son parcours professionnel à la RATP, son mode de recrutement et le cumul de cette activité avec ses nombreux mandats politiques. Si aucune procédure judiciaire n’a, à ce stade, établi une quelconque irrégularité, les informations publiées soulèvent de nombreuses interrogations sur le fonctionnement de certaines grandes entreprises publiques et sur les liens historiques entre responsables politiques et établissements publics.

Bally Bagayoko : un salaire de plus de 6 000 € à la RATP, un recrutement sans concours et des années de cumul avec ses mandats… les révélations qui embarrassent le nouveau maire LFI de Saint-Denis

Un recrutement à la RATP « sans concours ni entretien »

Selon les informations rapportées par Le Canard enchaîné, Bally Bagayoko aurait intégré la RATP en 2000 sans passer ni concours ni entretien d’embauche.

Cette version est notamment corroborée par Jacques Marsaud, ancien dirigeant de la RATP, qui reconnaît avoir proposé lui-même son recrutement. Celui-ci explique que cette embauche s’inscrivait dans une politique visant à favoriser davantage de diversité au sein des cadres de l’entreprise publique. (⁠The Epoch Times)

Dans un établissement public comptant près de 70 000 salariés, où de nombreux recrutements passent traditionnellement par des procédures internes particulièrement encadrées, cette révélation suscite des critiques de la part de ceux qui dénoncent un traitement privilégié.

Une rémunération dépassant les 6 000 € mensuels

Au fil de sa carrière, Bally Bagayoko est devenu cadre à la RATP.

Selon les documents cités par Le Canard enchaîné, sa rémunération aurait dépassé les 6 000 euros bruts mensuels, en intégrant le treizième mois ainsi que différentes primes. L’intéressé confirme lui-même ce niveau de rémunération. (⁠Valeurs actuelles)

À ce salaire venaient s’ajouter, selon les périodes, les indemnités liées à ses différents mandats d’élu.

Une longue carrière politique menée parallèlement

Le point le plus discuté concerne le cumul entre cette activité salariée et un agenda politique particulièrement chargé.

Au cours des années, Bally Bagayoko a exercé plusieurs responsabilités publiques :

  • conseiller municipal de Saint-Denis ;
  • adjoint au maire ;
  • conseiller départemental ;
  • vice-président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis ;
  • candidat puis maire de Saint-Denis en 2026 ;
  • président de Plaine Commune depuis avril 2026. (⁠Wikipédia)

Pour de nombreux observateurs, la question n’est pas tant juridique que pratique : comment exercer simultanément un emploi de cadre à temps plein dans une entreprise de transport francilienne tout en assumant des fonctions politiques réputées extrêmement prenantes ?

Une hausse de 102 % des indemnités municipales en 2015

L’enquête rappelle également un épisode datant de 2015.

Après avoir perdu son mandat départemental, Bally Bagayoko aurait bénéficié d’une augmentation de 102 % de ses indemnités d’adjoint au maire, augmentation votée par la majorité municipale communiste de l’époque.

Cette hausse venait compléter son salaire de la RATP, maintenant ainsi un niveau élevé de revenus malgré la perte d’une partie de ses indemnités électives. (⁠Valeurs actuelles)

Des interrogations jusque dans la direction de la RATP

Les révélations ne s’arrêtent pas là.

Selon les documents consultés par Le Canard enchaîné, des échanges de SMS datant de janvier 2025 montrent que la situation professionnelle de Bally Bagayoko préoccupait également certains responsables de la RATP.

Ces échanges impliqueraient notamment Sylvain Durand, alors directeur de cabinet de Jean Castex à la tête de la RATP, ainsi que David Lebon, directeur de cabinet du maire socialiste Mathieu Hanotin.

Dans ces messages, Bally Bagayoko est décrit comme un salarié « engagé et investi ». Les échanges montrent également que certains responsables craignaient surtout les conséquences médiatiques qu’une éventuelle polémique pourrait avoir pour l’image de la RATP. (⁠Valeurs actuelles)

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