Un algérien de 25 ans insulte, menace et frappe des policiers lors de sa garde à vue, puis défèque directement sur leur bureau
Par la rédaction Le Rempart
Interpellé le 22 juin à Perpignan pour trafic de cocaïne, un Algérien de 25 ans en situation irrégulière a insulté, menacé puis frappé des policiers en garde à vue, après avoir déféqué devant eux. Il écope de deux ans de prison ferme.

Un point de deal au Champ de Mars
L'affaire commence le 22 juin, au quartier du Champ de Mars à Perpignan. Dans le cadre d'une enquête sur un trafic de cocaïne, les policiers interpellent deux hommes : un Algérien de 25 ans et son complice, également algérien, âgé de 30 ans. Tous deux sont en situation irrégulière sur le territoire français. Le second officiait comme collecteur d'argent auprès des clients du point de deal.
Une arrestation de routine, en somme. C'est la suite qui sort de l'ordinaire.
« Je vais vous tuer, vous égorger »
Le lendemain de son interpellation, en garde à vue au commissariat de Perpignan, le plus jeune des deux hommes s'en prend aux fonctionnaires. D'abord les insultes et les menaces de mort : « Je vais vous tuer, vous égorger, dehors t'es mort ! » Puis le geste qui restera comme le summum du mépris : l'homme défèque devant les policiers. Et au moment de son extraction de cellule, il en vient aux coups.
Deux policiers, âgés de 22 et 44 ans, déposent plainte. On parle ici de fonctionnaires qui font leur travail et qui se retrouvent face à un individu multipliant les outrages, les menaces d'égorgement et les agressions physiques. Belle journée au bureau.
Récidivistes, mais toujours là
Le profil des deux hommes donne le ton de cette affaire. Le principal mis en cause avait déjà été condamné à six reprises. Six. Son complice, lui, comptait deux condamnations et était sorti de détention trois jours seulement avant sa nouvelle arrestation. Trois jours de liberté, et retour direct au point de deal.
Le tribunal a tranché : deux ans de prison ferme avec maintien en détention pour le premier, assortis d'une interdiction définitive du territoire français. Un an de prison ferme pour le second, avec la même interdiction définitive du territoire.
La question qui fâche
Reste évidemment l'interrogation de fond : comment deux étrangers en situation irrégulière, déjà condamnés à plusieurs reprises, circulent-ils encore librement pour alimenter un point de deal ? L'interdiction définitive du territoire prononcée par le tribunal est une réponse judiciaire. Encore faudra-t-il qu'elle soit effectivement exécutée une fois les peines purgées. C'est là, historiquement, que le bât blesse.
En attendant, les deux policiers visés pourront se consoler avec cette condamnation. C'est déjà ça, même si certains jugeront la peine légère au regard du spectacle offert en garde à vue.
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