Neuf fillettes agressées dans le périscolaire parisien : Mickaël M. écope d'un an ferme et se justifie : "J'aurais pu faire pire"
Par la rédaction Le Rempart
Un ancien animateur du périscolaire d'une école du 15e arrondissement de Paris a été jugé ce lundi 31 août pour avoir agressé sexuellement neuf élèves de six à neuf ans. Le parquet a requis cinq ans de prison, dont un an ferme.

Neuf victimes, six à neuf ans
Les faits sont d'une gravité qui se passe de commentaires. Mickaël M., ancien animateur du périscolaire d'une école du 15e arrondissement de Paris, comparaissait ce lundi 31 août devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est poursuivi pour avoir agressé sexuellement neuf élèves, âgées de six à neuf ans, des enfants qui lui étaient confiés chaque soir, à l'heure où les parents travaillent encore et où l'on imagine ses gosses en sécurité.
Face aux juges, l'homme a livré une défense qui restera dans les annales du cynisme de prétoire : « Je ne me rendais pas compte ». Puis, enfonçant le clou avec une désinvolture glaçante, il a estimé qu'il « aurait pu faire pire », précisant au passage son goût pour les cheveux bruns. Voilà le niveau de prise de conscience d'un homme jugé pour des agressions sexuelles sur neuf fillettes.
Un an ferme requis, avec suivi socio-judiciaire
Le procureur de la République a requis à son encontre cinq ans de prison, dont un an ferme et quatre ans de sursis assortis d'un suivi socio-judiciaire. Autrement dit : pour neuf victimes d'âge primaire, le parquet estime qu'un an derrière les barreaux suffit, le reste se jouant dehors, sous surveillance.
On laissera aux spécialistes des peines le soin d'expliquer la froide mathématique judiciaire qui transforme neuf enfances abîmées en douze mois de détention effective. Les parents des victimes, eux, ont peut-être une autre calculatrice.
Le périscolaire, angle mort du système
L'affaire tombe, triste hasard du calendrier, à la veille d'une rentrée scolaire. Elle pose une question que les autorités préfèrent éviter : qui recrute les animateurs du périscolaire, avec quels contrôles, quelle formation, quelle surveillance ? Ces dispositifs, gérés en sous-effectif et à bas coût, accueillent chaque jour des millions d'enfants. Le cas Mickaël M. montre ce qui arrive quand la confiance tient lieu de procédure.
Combien de temps les agissements ont-ils duré avant d'être détectés ? Comment neuf petites filles ont-elles pu être victimes avant que l'alerte soit donnée ? Autant de questions auxquelles le procès devra répondre, et auxquelles la Ville de Paris, responsable de l'encadrement périscolaire, devra bien finir par répondre aussi. Le délibéré est attendu.
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