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Sorti de prison, un Nigérian sous OQTF fracasse un pare-brise pour y retourner : la France en pleine absurdie

À peine libéré, un Nigérian sous obligation de quitter le territoire a détruit le pare-brise d'un véhicule pour être à nouveau incarcéré, faute de ressources. Un cas qui illustre l'échec du système de reconduite à la frontière.

On croit rêver. Un Nigérian, placé sous obligation de quitter le territoire français, vient de sortir de prison. Sa première décision d'homme libre ? Briser le pare-brise d'un véhicule afin d'être arrêté et renvoyé derrière les barreaux. La raison invoquée est simple : sans argent, sans toit, sans perspective, la cellule reste le seul endroit où il est sûr de manger et de dormir. Le contribuable appréciera.

La prison, solution de secours

Le scénario a de quoi faire sourire jaune. Ce ressortissant étranger, que l'État français a officiellement sommé de partir, préfère commettre un délit dès sa sortie plutôt que d'affronter la rue. Un délit de commode, presque fonctionnel : un coup, une vitre brisée, une interpellation, et le tour est joué. Direction le commissariat, puis probablement un nouveau séjour à l'ombre, nourri et logé aux frais du public.

On ne sait plus ce qui est le plus consternant dans cette affaire. Que cet homme considère la prison française comme un havre de paix comparable à un hôtel social, ou que notre système rende ce calcul parfaitement rationnel.

L'OQTF, ce vœu pieux

Car au fond, tout est là : cet individu n'aurait jamais dû se retrouver dans cette situation. Une OQTF signifie, en théorie, qu'il doit quitter le pays. En pratique, tout le monde sait que ces décisions s'empilent sans être exécutées. Le taux d'exécution des reconduites à la frontière reste pathétiquement bas, faute de volonté politique, de places en rétention et de coopération des pays d'origine.

Résultat : des clandestins condamnés errent librement sur le territoire, sans ressources, sans travail légal possible, et finissent par survivre comme ils peuvent. Certains choisissent la délinquance, d'autres, comme ici, choisissent la délinquance pour retourner en prison. La boucle est bouclée, et elle coûte une fortune.

Qui paie l'addition ?

Réponse évidente : le contribuable français. Une journée de détention coûte plus d'une centaine d'euros. Une procédure judiciaire, des milliers. Multipliez par les dizaines de milliers d'OQTF non exécutées chaque année, et vous obtenez un système qui dépense des sommes folles pour ne pas appliquer ses propres décisions de justice.

Cet épisode, presque comique sur le papier, résume pourtant la faillite d'une politique migratoire qui se contente de prononcer des expulsions jamais réalisées. Pendant ce temps, les victimes du pare-brise détruit remplissent leur déclaration d'assurance. Et la machine à absurdité continue de tourner, tranquillement, aux frais de ceux qui travaillent.

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