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Nîmes : un étranger détourne 16 000€ d'aides enfantines en se faisant passer pour mineur
Un homme de nationalité étrangère a escroqué la ville de Nîmes en se faisant passer pour un enfant placé. Il a perçu plus de 16 000 euros d'aides sociales à l'enfance avant d'être démasqué.

L'affaire sent le fiasco administratif à plein nez. À Nîmes, un étranger majeur a réussi à berner le service d'aide sociale à l'enfance (ASE) pendant des mois, décrochant plus de 16 000 euros de prestations en jouant les pupilles de la République. Mineur fictif, chèques bien réels.
Une imposture payée par le contribuable gardois
L'homme, dont l'âge réel a finalement été établi par des tests osseux, a été pris en charge comme un adolescent vulnérable. Logé, nourri, blanchi par la machine sociale. Le tout aux frais du contribuable, évidemment. On ne sait pas encore s'il a bénéficié d'un tuteur débordé, d'un dossier bâclé ou des deux. Ce qu'on sait, c'est que le système a déboursé sans jamais vraiment vérifier.
La fraude a été découverte, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais le préjudice est consommé. Seize mille euros qui ne reviendront pas, ou si peu, dans les caisses municipales. Pendant ce temps, les familles nîmoises légitimes peinent parfois à obtenir une place en crèche ou un rendez-vous au CCAS.
Le mineur, variable d'ajustement
Ce cas n'est pas une anecdote. Il illustre une dérive bien française : l'âge, devenu sujet à interprétation dès qu'un étranger clame sa minorité. Passeport absent, pièce d'identité introuvable, témoignage approximatif : magie, on devient enfant. Les tests osseux existent pourtant. On les réserve aux cas litigieux, quand la polémique éclate au grand jour. Ici, il a fallu que la fraude atteigne seize mille euros pour que quelqu'un daigne vérifier.
La mairie de Nîmes, contactée, a préféré le mutisme ou la langue de bois consacrée. « Procédure en cours », « ne pas préjuger ». Classique. On attendra le procès pour connaître le nom du service qui a validé ce dossier, et celui du responsable qui a signé sans sourciller.
L'ASE, machine à dépenser mal calibrée
Le service d'aide sociale à l'enfance n'est pas un monstre bureaucratique parmi d'autres. Il gère des situations dramatiques, des enfants réellement en danger. Mais cette mission noble ne justifie pas l'absence de contrôle élémentaire. Quand un individu arrive sans historique, sans trace scolaire, sans famille identifiable, l'alarme devrait se déclencher avant le virement bancaire.
La fraude de Nîmes coûte 16 000 euros. Le signal d'alarme sur l'état de nos vérifications : inestimable. Ou plutôt, on devrait en fixer le prix. À chaque détournement, on retranche du budget du service fautif. Peut-être qu'alors, on regarderait les dossiers avec un peu moins de naïveté et un peu plus de méfiance.
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