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Immigration

Ceuta : six agressions sexuelles et des viols sur mineurs depuis la crise migratoire, des suspects tous marocains

Par la rédaction Le Rempart

Depuis la crise migratoire qui a frappé Ceuta, six agressions sexuelles et plusieurs viols sur des mineurs ont été recensés dans la ville espagnole. Les suspects sont, selon les informations disponibles, tous de nationalité marocaine.

Ceuta : six agressions sexuelles et des viols sur mineurs depuis la crise migratoire, des suspects tous marocains

L'enclave espagnole de Ceuta, porte d'entrée de l'immigration clandestine vers l'Europe, vit depuis sa crise migratoire une séquence que les autorités préféreraient sans doute passer sous silence. Selon les informations recensées dans la ville, six agressions sexuelles et plusieurs viols sur des mineurs ont été enregistrés depuis l'épisode migratoire qui a déstabilisé le territoire. Point qui dérange : les suspects sont tous de nationalité marocaine.

Une série de faits qui glace le sang

Ce n'est pas un fait divers isolé, c'est une série. Des mineures et des mineurs parmi les victimes, des agressions qui s'enchaînent dans une ville de moins de 85 000 habitants, déjà sous tension depuis l'afflux massif de migrants marocains. Ceuta avait vu des milliers de personnes franchir sa frontière en quelques jours lors de la crise, et les services de police locaux n'ont jamais vraiment repris pied depuis. Dans ce contexte, l'accumulation de viols sur mineurs imputés à des suspects marocains pose une question que la bien-pensance refuse de poser : que fait-on de ceux qui entrent illégalement et agressent les enfants du pays qui les accueille ?

Le vide juridique, une maladie européenne

Car le problème ne s'arrête pas aux portes de l'Espagne. En France, l'actualité judiciaire de cet été offre un miroir accablant de la même incurie. Pendant 23 jours, du 1er au 23 juillet, des mineurs mis en examen pour meurtre, viol et séquestration ont été libérés en raison d'un couac législatif, comme l'a révélé Le Parisien. Un vide juridique sur la détention provisoire des mineurs accusés de crimes, pointé dès le 30 juin par Le Monde et débattu au Sénat, a fragilisé le maintien en détention de suspects dangereux. Le Conseil constitutionnel s'était pourtant prononcé le 17 avril 2026 (décision n° 2026-1194 QPC), sans que le législateur ne colmate la brèche à temps.

"C'est difficile à comprendre", a réagi une famille après la libération du tueur présumé de leur fils, rapportait RMC le 4 août. Difficile à comprendre, en effet, qu'on laisse des accusés de crimes graves retourner dans la nature parce que personne n'a jugé utile de corriger un texte à temps.

L'incurie des deux côtés de la Méditerranée

De Ceuta à Paris, le tableau est le même : des victimes, souvent jeunes, et un appareil judiciaire qui se découvre des failles après coup. En Espagne, la pression migratoire sur les enclaves de Ceuta et Melilla continue de peser sur des polices sous-dimensionnées. En France, on débat au Sénat et à l'Assemblée pendant que des mineurs accusés de viol recouvrent la liberté.

Le contribuable européen paie deux fois : pour l'accueil de ceux qui franchissent les frontières, puis pour les conséquences d'une justice qui se tire des balles dans le pied. Pendant ce temps, les familles des victimes de Ceuta attendent des réponses. Elles risquent d'attendre longtemps.

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