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Incendie près de Toulon : le briquet « tombé tout seul », la nouvelle excuse du pyromane

Un Tunisien de 39 ans, interpellé après le départ d'un incendie près de Toulon, affirme que son briquet allumé serait « accidentellement » tombé au sol. Une version qui intervient alors que 275 personnes ont été interpellées en France ces dernières semaines.

Le briquet suicidaire

La physique des objets du quotidien réserve parfois des surprises. Un briquet allumé qui choisit de sauter des mains de son propriétaire pour aller s'écraser, précisément, sur la végétation sèche du Var : voilà l'explication livrée par un Tunisien de 39 ans, interpellé après le départ d'un incendie près de Toulon. Accidentellement, précise-t-il. On imagine la scène : l'objet rebelle, la malchance cosmique, et la forêt méditerranéenne qui paye les frais.

Les enquêteurs, eux, ont le droit d'émettre un doute. Un briquet ne tombe pas « allumé » tout seul, sauf à le tenir enfoncé, ce qui demande une certaine intentionnalité. Mais en ce bel été 2026, l'excuse la plus invraisemblable semble suffire, du moment qu'elle est prononcée avec aplomb.

275 interpellations, et le même scénario

Ce dossier toulonnais s'inscrit dans un tableau national accablant. 275 personnes interpellées ces dernières semaines, 31 placées en détention provisoire, a annoncé Laurent Nuñez. Un chiffre qui donne le vertige alors que la France brûle de la Gironde à Fontainebleau, du Var à la Côte-d'Or, et que des pompiers ont déjà payé le prix fort à Mérignac.

Dans ce contexte, chaque départ de feu d'origine humaine devrait être traité avec une sévérité exemplaire. Or on connaît la chanson : garde à vue, version rocambolesque du « geste malencontreux », et une justice qui préférera souvent la prudence procédurale à la fermeté. Pendant ce temps, des hectares partent en fumée et les canadairs coûtent une fortune au contribuable.

Le laxisme en toute saison

On remarquera au passage la discrétion des médias sur le profil des interpellés. Il faudrait croire que les pyromanes poussent spontanément dans les massifs, sans identité, sans parcours, sans question sur ce qu'ils faisaient là avec un briquet dans une zone classée. Curieux angle mort.

Face à ce qui s'apparente, dans certains cas, à une véritable stratégie du chaos, la réponse pénale reste timorée. Des peines planchers pour les incendiaires, une expulsion systématique pour les étrangers condamnés, la fin de l'OQTF en carton : les solutions existent. Il manque juste une volonté politique. Mais demander du courage à des ministres occupés à remercier l'aide ukrainienne, c'est visiblement trop espérer.

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