Menu
Le Rempart — Le média de droite radicaleActualité de droiteLe Rempart — Le média de droite radicaleActualité de droiteLe Rempart — Le média de droite radicaleActualité de droiteLe Rempart — Le média de droite radicaleActualité de droite
Nous soutenirFaire un donLe Rempart

Le média de droite radicale

Justice

Plainte pour contrefaçon de Gabriel Attal contre Marine Le Pen : le tribunal le condamne à payer 10 000 euros

Gabriel Attal avait porté plainte pour contrefaçon contre Marine Le Pen, lui reprochant d'avoir détourné son image. Le tribunal a tranché : l'ancien Premier ministre est condamné à verser 10 000 euros à son adversaire politique.

On connaît la chanson : un élu de la majorité se saisit d'un tribunal pour régler ses comptes politiques, et tout le monde paye la note. Cette fois, c'est Gabriel Attal qui découvre que la justice n'est pas un accessoire de communication. Sa plainte pour contrefaçon, déposée contre Marine Le Pen à la suite d'une reprise de son image dans une vidéo ou un visuel de campagne, vient de se retourner contre lui. Le tribunal a débouté l'ancien Premier ministre et l'a condamné à verser 10 000 euros à son adversaire de toujours.

Un procès qui tourne au gag judiciaire

Sur le fond, Attal estimait que le Rassemblement national avait détourné son image en l'utilisant sans autorisation dans un contenu politique. L'argument n'a pas convaincu les juges. En matière de débat public, la liberté d'expression et la caricature politique jouissent d'une marge appréciable, surtout entre adversaires de premier plan. Résultat : non seulement la plainte tombe, mais le plaignant doit dédommager celle qu'il poursuivait. 10 000 euros, tout de même, de quoi financer quelques réunions publiques du RN. On imagine la joie dans l'entourage de Marine Le Pen, qui n'avait même pas besoin de ce coup de pub offert gracieusement.

L'habitude fâcheuse du recours judiciaire

Ce revers illustre une tendance lourde chez les ténors de la majorité : dès qu'un visuel, une phrase ou une parodie les irrite, direction le palais de justice. Comme si les tribunaux, déjà engorgés par des dossiers autrement plus graves, devaient arbitrer les ego froissés de la vie politique. Attal, qui se rêve en opposant implacable à Marine Le Pen depuis son départ de Matignon, aurait pu choisir le terrain politique. Il a choisi le prétoire. Mauvais calcul.

Le contribuable encore bon dernier

Et pendant ce temps, les honoraires, les audiences, le temps de justice mobilisé pour cette querelle d'apparatchiks, tout cela a un coût. Un coût que le citoyen finance, sans qu'on lui demande son avis. Pour un ancien Premier ministre qui prônait la sobriété et l'exemplarité, la leçon est cinglante. La prochaine fois qu'Attal voudra faire taire le RN, il ferait mieux de sortir ses arguments plutôt que son avocat. Le tribunal vient de le lui rappeler, addition salée à l'appui.

Suite