David Lisnard grimpe jusqu'à 9 % dans le sondage Ifop, Raphaël Glucksmann retombe à 10 %
Par Dimitri Scudo
Dans le sondage Ifop pour LCI publié le 3 novembre, le maire de Cannes atteint 9 % au premier tour de 2027. Raphaël Glucksmann tombe à 10 à 13 %, contre 12 à 16 % à la mi-octobre.
Le maire de Cannes David Lisnard est crédité de 7 à 9 % des intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2027, selon le sondage Ifop pour LCI publié mardi 3 novembre. Dans la même enquête, Raphaël Glucksmann, candidat du PS et de Place publique, recule à 10 à 13 %, contre 12 à 16 % à la mi-octobre. L'enquête a été menée du 27 au 29 octobre auprès de 1 501 inscrits.
Marine Le Pen reste largement en tête, entre 35 et 37 % selon les hypothèses. Jean-Luc Mélenchon suit avec 17,5 à 18 %, en progression, et se qualifie pour le second tour dans tous les scénarios testés. Les autres candidats se disputent la suite du classement, et c'est là que les courbes se croisent.
David Lisnard, de 3,5 % à 9 % en un mois
La progression de David Lisnard tient en trois chiffres Ifop. Le baromètre Ifop-Fiducial de fin septembre lui donnait 3,5 %. Celui réalisé du 12 au 14 octobre pour LCI et Sud Radio le portait à 6 %, à égalité avec Bruno Retailleau dans l'hypothèse la plus éclatée. Il atteint désormais 9 % et devance le président des Républicains. Le tout sans ralliement d'appareil ni investiture d'un grand parti.
Le maire de Cannes, président de l'Association des maires de France, est candidat sous les couleurs de Nouvelle Énergie, le parti qu'il préside après avoir quitté Les Républicains. Sa campagne, engagée en mars, a d'abord pris sur les réseaux sociaux : environ 400 000 abonnés sur Instagram, soit quatre fois plus que Bruno Retailleau, et près de 80 000 sur TikTok, quatre fois plus qu'à la fin de l'été.
Nouvelle Énergie revendique de son côté être passé de 30 000 à 55 000 adhérents payants en un mois. Ses partisans répètent en ligne « Quelque chose se passe ». L'Ifop a fini par mettre un chiffre sur la formule. Dans les hypothèses où plusieurs candidats se partagent le centre, Édouard Philippe se retrouve autour de 9 %, au niveau du maire de Cannes.
Raphaël Glucksmann, premier recul depuis la primaire de la gauche
Raphaël Glucksmann avait remporté à la mi-octobre la primaire de la gauche sociale-démocrate dès le premier tour, avec près de 66 % des suffrages exprimés. L'Ifop des 12 au 14 octobre avait aussitôt enregistré le gain : 14 % dans le scénario de référence, trois points de plus qu'en septembre, à égalité avec Édouard Philippe, et jusqu'à 16 % si Gabriel Attal était le seul candidat du centre.
Deux semaines plus tard, la courbe s'inverse. Le candidat retombe à 10 % dans l'hypothèse la plus défavorable et ne dépasse plus 13 % dans la meilleure. C'est sa première baisse depuis la primaire. L'investiture devait l'installer en candidat naturel de la gauche de gouvernement ; elle lui aura surtout offert une quinzaine au-dessus de la mêlée, le temps de laisser retomber le soufflé.
Dans le même sondage, la courbe monte chez celui que la primaire devait justement contenir. Jean-Luc Mélenchon progresse sur la même période et devance désormais son plus proche poursuivant d'au moins deux points dans chaque scénario. La gauche qui ne vote pas insoumis espérait un champion, elle a surtout obtenu un sondage favorable.
Une campagne encore ouverte derrière Marine Le Pen
Un sondage reste une photographie, prise à moins de six mois du premier tour. Les deux trajectoires disent pourtant quelque chose de la campagne. Le candidat porté par un appareil, une primaire et le soutien d'élus comme Yannick Jadot s'essouffle. Le maire de Cannes, sans grand parti ni investiture, gagne des points d'une vague à l'autre et dispute à Bruno Retailleau la place de premier candidat de la droite derrière le Rassemblement national.
David Lisnard a un autre rendez-vous avant la présidentielle. Il se présente fin novembre à sa propre succession à la tête de l'Association des maires de France, face à Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux. Les maires voteront avant les électeurs, et ils connaissent le candidat depuis plus longtemps que les sondeurs.
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