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Trappes : des publications haineuses attribuées au père de Pengo Bossio Wangi circulent

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Des publications Facebook attribuées à Boléma Bossio Wangi, père du jeune homme tué à Trappes, circulent depuis le 2 novembre. Atlantico les dit « haineuses et antisémites ». Au moins deux comptes portent son nom.

Boléma Bossio Wangi pleurant la mort de son fils lors d'une conférence de presse donnée à Paris, le 2 novembre 2026. Photo : Simon Wohkfahrt, AFP
Boléma Bossio Wangi pleurant la mort de son fils lors d'une conférence de presse donnée à Paris, le 2 novembre 2026. Photo : Simon Wohkfahrt, AFP

Des captures d'écran de publications Facebook attribuées à Boléma Bossio Wangi circulent depuis le lundi 2 novembre. Son fils, Pengo Bossio Wangi, 26 ans, a été tué le vendredi 23 octobre dans l'attentat raciste de Trappes et de La Verrière. Atlantico parle de « publications haineuses et antisémites » exhumées sur le compte du père.

Ce que disent les captures attribuées au père de Pengo Bossio Wangi

Dans un décryptage signé Jérémie Cohen et publié le jeudi 5 novembre, Atlantico écrit que « l'exhumation de publications haineuses et antisémites sur le compte du père met en lumière les impasses d'un antiracisme dévoyé ». Le texte ne nomme pas les messages en cause.

Le site Viralmag décrivait dès le 2 novembre des captures « partagées massivement » sur les réseaux sociaux. Selon lui, les messages attribués au père touchent à l'antisémitisme, au racisme anti-blanc et à des appels au boycott de produits français. Ni le compte d'origine ni la date des publications ne sont précisés.

Deux comptes Facebook au nom de Boléma Bossio Wangi

Sur son blog Le Savinien taquin, un auteur qui a relayé ces captures le 4 novembre écrit qu'« il existe au moins deux comptes Facebook Boléma BOSSIO WANGI ». Il ajoute : « Je resterai prudent, dans l'attente d'une confirmation ». D'après lui, les publications « tournent en boucle sur les réseaux sociaux ».

Une accusation de cette gravité se juge sur pièces : un compte identifié, un message daté, un auteur établi. Deux comptes au même nom et des captures sans origine connue ne suffisent pas à l'établir. Ils suffisent en revanche à nourrir une polémique qui enfle depuis le début de la semaine.

Le père de Pengo avait appelé à une prise de conscience contre le racisme

Le lundi 2 novembre, lors d'une conférence de presse à Paris, Ambre Banguid, sa fille, a lu un texte de Boléma Bossio Wangi. Il y souhaite que l'hommage national soit « l'occasion d'une véritable prise de conscience et d'un engagement contre le racisme ». Il ajoute : « J'ai peur en tant que père d'enfants noirs ».

Le père disait aussi « faire confiance en la justice de ce pays ». Son avocate, Me Zineb Alami, a annoncé que la famille se constituera partie civile. Ses mots, « si la mort de notre fils doit servir à quelque chose, c'est à sensibiliser sur le racisme », ont été relayés par Edwy Plenel, cofondateur de Mediapart.

C'est ce contraste que soulignent ceux qui diffusent les captures : un père qui dénonce le racisme, et des messages haineux qu'on lui prête. Si ces publications sont authentiques, elles relanceront le débat sur un antiracisme qui ne voit qu'une partie des haines. Elles ne changent rien au crime commis le 23 octobre.

Kévin T., 39 ans, soupçonné d'avoir ouvert le feu à Trappes et à La Verrière, a été mis en examen et placé en détention provisoire. L'attaque a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi et fait plusieurs blessés.

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