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Larcher chez Horizons ? Le président du Sénat patienterait jusqu'à sa réélection avant de lâcher LR

Par la rédaction Le Rempart

Selon plusieurs indiscrétions, Gérard Larcher attendrait sa réélection à la tête du Sénat avant d'annoncer son départ des Républicains pour rejoindre Horizons, le parti d'Édouard Philippe.

Larcher chez Horizons ? Le président du Sénat patienterait jusqu'à sa réélection avant de lâcher LR

Le timing est savoureux. Gérard Larcher, président du Sénat et monument du parti Les Républicains, préparerait tranquillement ses valises. Destination : Horizons, la boutique d'Édouard Philippe. Mais pas question de brûler les étapes. L'homme attendrait d'abord sa réélection à la tête de la Haute assemblée, histoire de sécuriser le fauteuil avant de planter le couteau dans le dos de sa famille politique de toujours.

Voilà qui en dit long sur l'état de la droite française. Le président du Sénat, deuxième personnage de l'État en cas de vacance du pouvoir, envisagerait donc de rejoindre le camp du centre mou, celui des anciens macronistes repentis qui rêvent de 2027. Pendant ce temps, LR continue de se vider de ses cadres comme une baignoire percée.

Un calcul d'apparat-chik

Car ne nous y trompons pas : il ne s'agit pas d'un élan idéologique. Larcher n'a jamais rien fait sans calculer le rapport de force. Le JDD évoquait déjà récemment sa volonté de peser dans le bloc central, ce marais politique où se recomposent les ambitions. Rejoindre Philippe après avoir raflé la présidence du Sénat sous les couleurs LR, c'est prendre le beurre, l'argent du beurre et le crémerie.

Les sénateurs LR, eux, apprécieront. Combien d'entre eux auront voté pour un président qui s'apprêtait déjà à changer d'écurie ? La question méritera d'être posée, même si l'on connaît la discrétion légendaire du Palais du Luxembourg sur ses affaires internes.

La droite orpheline de ses éléphants

Reste le fond du problème. Quand un parti fondé sur la droite de gouvernement voit son personnage le plus puissant envisager de filer chez les centristes, c'est que la ligne a cessé d'exister. LR ne sait plus s'il doit draguer le macronisme, concurrencer le RN ou survivre en attendant des jours meilleurs. Larcher, lui, aurait choisi : la survie personnelle d'abord, les convictions ensuite.

Édouard Philippe, de son côté, doit se frotter les mains. Récupérer le président du Sénat dans sa besace, à quelques mois de la présidentielle, c'est le genre de prise de guerre qui fait sérieux. Reste à savoir ce que les électeurs de droite, eux, retiendront de ce manège : encore un éléphant qui troque l'idéal contre le confort.

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