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Justice

Marseille : un enfant de 2 ans retrouvé pendu dans un appartement insalubre, les parents en garde à vue

Par la rédaction Le Rempart

Un bébé de deux ans a été retrouvé pendu dans un appartement insalubre des quartiers nord de Marseille. Ses parents ont été placés en garde à vue par les forces de l'ordre.

Marseille : un enfant de 2 ans retrouvé pendu dans un appartement insalubre, les parents en garde à vue

Les faits sont d'une brutalité insoutenable. Un enfant de deux ans a été retrouvé pendu dans un appartement décrit comme insalubre, situé dans les quartiers nord de Marseille. Ses parents ont été placés en garde à vue à la suite de cette découverte. C'est, à cette heure, le socle des informations confirmées.

Ce que l'on sait des faits

C'est dans un logement des quartiers nord de la cité phocéenne, secteur régulièrement pointé du doigt pour la misère et la violence qui s'y concentrent, que la macabre découverte a eu lieu. L'appartement dans lequel vivait la famille était selon les premiers éléments dans un état d'insalubrité avéré. L'enfant, âgé de deux ans à peine, y a été retrouvé pendu. Les circonstances exactes du drame restent à déterminer : accident, acte volontaire, négligence fatale, c'est précisément ce que devront établir les enquêteurs.

La mère et le père de famille avaient rompu, et le bébé décédé vivait désormais avec sa mère et son beau-père. Ils ont immédiatement été placés en garde à vue, mesure classique dans ce type de dossier, qui permet aux policiers de les entendre pendant une durée pouvant aller jusqu'à 48 heures. Une autopsie et des investigations techniques devraient logiquement être ordonnées pour dater et qualifier le décès. Le parquet, saisi de l'affaire, décidera ensuite des qualifications pénales retenues, d'homicide à la non-assistance à personne en danger en passant par la privation de soins.

Une insalubrité qui pose question

Car au-delà du drame lui-même, un détail frappe : ce mot, insalubre. Il n'est pas anodin. Il signifie qu'un enfant de deux ans grandissait dans un logement indigne, dans une ville qui compte parmi les plus paupérisées de France, où des immeubles entiers s'effondrent, parfois littéralement, comme rue d'Aubagne en 2018. Où étaient les services de protection de l'enfance ? Le signalement, s'il a existé, a-t-il été suivi d'effet ? Autant de questions auxquelles l'enquête devra répondre, et qui dépassent le seul cadre familial.

On connaît la chanson : des dizaines de milliers de signalements chaque année, des services débordés, des informations préoccupantes qui s'empilent dans des tiroirs. Pendant ce temps, un bébé meurt dans des conditions atroces, à quelques rues des beaux discours municipaux sur la solidarité.

Une enquête qui ne fait que commencer

La garde à vue de la mère et de son compagnon n'est qu'une première étape. Restera à savoir ce qui s'est réellement passé entre ces murs dégradés, et qui porte la responsabilité de cette mort. Prudence donc sur les conclusions, la présomption d'innocence s'impose jusqu'au bout. Mais une chose ne souffre aucun débat : un enfant de deux ans est mort pendu, et il vivait dans la misère. À Marseille, en 2025, cela aurait dû être impossible. Il faudra que la justice, puis les pouvoirs publics, expliquent pourquoi cela ne l'a pas été.

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