"Le pire fléau aujourd'hui, c'est le christianisme" : l'AGRIF porte plainte contre La France insoumise pour propos anti-chrétiens
Par la rédaction Le Rempart
L'AGRIF a annoncé une action en justice contre La France insoumise après des propos visant la religion chrétienne, tenus dans le sillage des universités d'été du mouvement. Une phrase choc cristallise la polémique.
La France insoumise a une nouvelle cible préférée, et ce n'est plus seulement le "riche" ou le "patron". Selon Le Salon Beige, qui a relayé l'information le 3 août 2026, l'AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne) a décidé de poursuivre en justice le mouvement de Jean-Luc Mélenchon pour des propos anti-chrétiens. En cause, une formule qui résume à elle seule la dérive : "Le pire fléau aujourd'hui, c'est le christianisme, pas l'islam".
Une hostilité affichée dès les universités d'été
L'affaire ne sort pas de nulle part. Dès septembre 2025, lors des universités d'été de La France insoumise, la religion chrétienne s'était retrouvée dans le viseur des orateurs, qui lui reprochaient notamment sa « politique inhumaine », comme le rapportait alors Boulevard Voltaire dans une chronique datée du 27 septembre. L'accusation de "fléau", elle, franchit un cran supplémentaire : il ne s'agit plus de critiquer une morale ou une doctrine, mais de désigner la religion de plusieurs millions de Français comme le pire danger du pays, tout en blanchissant au passage l'islamisme qui, lui, fait l'objet de plaintes, d'enquêtes et d'attentats bien réels.
L'AGRIF saisit la justice
Face à ces déclarations, l'AGRIF a donc choisi la voie judiciaire plutôt que le seul communiqué indigné. L'association, habituée des procédures pour injure ou provocation à la discrimination envers les chrétiens, entend faire reconnaître que ces propos dépassent le cadre de la liberté d'expression politique. La qualification exacte et la juridiction saisie resteront à préciser au fil de la procédure, mais le principe est posé : quand un parti représenté à l'Assemblée nationale tient un discours de stigmatisation d'une communauté de foi, il peut être tenu d'en répondre devant un juge.
Deux poids, deux religions
On savourera l'ironie du tableau. Le même mouvement qui détecte de "l'islamophobie" dans la moindre évocation du voile ou de la prière de rue n'a, lui, aucun scrupule à traiter le christianisme de fléau national. Les églises incendiées, les profanations, les agressions de prêtres, tout cela n'existe visiblement pas dans le logiciel insoumis. En revanche, le crucifix, ce vieil ennemi, mérite toujours une charge en meeting.
Que La France insoumise assume donc son choix : ménager la religion qui pose un problème sécuritaire documenté en France, et fustiger celle qui a bâti les clochers, les écoles et les hôpitaux de ce pays. La justice, saisie par l'AGRIF, dira si l'exercice relève du débat d'idées ou de l'infraction. Les électeurs, eux, ont déjà commencé à se faire une opinion.
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